La photo du jour

Introduction

undefinedMais qui c'est cette cigale qui se prend pour une fille ? Ou cette fille qui se prend pour une cigale ? Et cette histoire de fourmis, c'est quoi au juste ?

Bonjour ! Je m'appelle Cinderela, cigale de mon état, et je vis avec mon chat-rançon angora, Chat-Limar, chat politique et chat-teigne certifiés.  Quant aux fourmis mes voisines, mais pas nécessairement mes copines, c'est une longue histoire... lisez plutôt  les derniers articles en ligne ! Ou allez faire un tour chez Les équipières où je coblogue avec les copines.

    Si j'étais un objet je serais un vase à pieds - Pour me déplacer dès que les autres ont le dos tournéundefined
    Si j'étais un animal je serais une cigale - Je chanterais tout l'été et sur les blogs m'amuserais
    Si j'étais un fruit je serais une fraise Tagada - Pour être assortie à mon chat à moi   
    Si j'étais un vêtement je serais une écharpe - Flashy, rigolote et surtout pas tarte
    Si j'étais une couleur je serais orange - Pour briller et embraser tous les coins étranges

 

 
Bienvenue à toi, ami insecte de passage sur ce blog. 
Mercredi 16 mai 2007

Le lendemain, je me suis présentée dans la section où travaille Juliette sous un prétexte quelconque. Comme je fais mon stage dans le service des relations humaines, je peux avoir accès assez facilement à des domaines pourtant réservés.

Juliette travaille dans le service relations publiques attaché aux recherches amonts. En gros, son travail est de sentir à l’avance quels sont les nouveaux types de médicaments attendus par le public. Comme le délai entre la découverte d’une molécule et l’autorisation de la commercialiser peut prendre plusieurs années, elle doit savoir présenter un médicament découvert il y a cinq ou six ans comme la dernière innovation de pointe qui va révolutionner la vie des malades… ou de ceux qui pensent l’être.

L’homme qui partage le bureau de Juliette sait que je suis sa belle-sœur en puissance. Il paraît même qu’il me trouve tout à fait à son goût. Pour faire vite, je dirai que je n’en voudrais pas, même s’il était le dernier homme sur terre. Mais une promesse étant une promesse, j’ai décidé de faire un effort pour obtenir les renseignements désirés par mon frère. En fait, je commençais déjà à regretter de m’être engagée.

-         Alice ! Mais c’est un miracle ! Que me vaut le plaisir de ton exquise présence ?

Dans un monde idéal, j’aurais peut-être pu lui dire :
-         On pense que ma belle-sœur a tenté de se tuer. Tu ne saurais pas pourquoi ?

Ca serait assez efficace si je voulais faire virer Juliette séance tenante, mais ce n’est sûrement pas la bonne méthode pour récupérer des informations. J’ai donc tenté une approche beaucoup plus discrète :
-         Tu es au courant pour l’accident de Juliette ?
-         Oh oui, tout le monde en parle depuis ce matin. Je voulais t’appeler pour savoir ce qu’il s’est réellement passé.

Et voilà : je viens d’être promue source exclusive de potins pour Radio-Moquette. Il ne manquait plus que ça ! Je lui ai raconté l’accident en essayant de rester la plus évasive possible.

-         Mais enfin ! s’est-il exclamé en sentant que je ne lui disais pas tout. La police a bien une hypothèse, non ?
-         Elle pense que sa voiture serait en cause…
-         Impossible, elle était toute neuve.
-         Ca ne veut rien dire, ai-je répondu mue par une inspiration soudaine, même les voitures neuves ont de très gros défauts. Est-ce que tu savais qu’un grave accident sur 1000 est provoqué par la voiture ? Sans raison apparente ?
-         Je pensais que ça aurait pu être une autre raison…
-         Laquelle ? ai-je répondu trop rapidement.
-         Je n’ai pas le temps, là. Mais si tu déjeunes avec moi à midi, on pourrait peut-être…

Ah non ! Je veux bien donner un coup de main à mon frère, mais il y a des limites tout de même. Par contre, il venait de me donner une idée : je connaissais les deux proches collaboratrices de Juliette pour avoir mangé quelques fois avec elles. Je décidais de m’inviter à leur table ce midi.

par Cinderela publié dans : Juliette (nouvelle) communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 5 mai 2007

Je me rappelle très bien la première fois où j’ai rencontré Juliette. C’était il y a trois ans. Mon frère Patrick venait d’avoir 27 ans. J’en avais 19 ans et Marie, notre adorable peste de petite sœur, tout juste 13.

Je crois que Patrick est ce que l’on appelle un bel homme. Il ne dépasse pas le mètre soixante-quinze, mais il a de splendides yeux bleus, un sourire charmeur et de beaux cheveux châtains. Il est commercial dans une grande entreprise et porte à longueur de journée des costumes extrêmement bien coupés et des cravates choisies avec goût. Sans oublier de coûteuses lunettes de marque et bien entendu, un coupé sport tape-à-l’oeil lui fait office de voiture.

Ma petite sœur et moi nous moquons de lui en lui disant qu’il ressemble au dernier James Bond. Bien qu’il s’en défende, je suis sûre qu’il cultive cette ressemblance avec soin.

 

Depuis son entrée à l’école de commerce, Patrick venait tous les quatre ou cinq mois chez nos parents accompagné de sa dernière conquête. Aucune de ces filles n’est venue chez nous plus de deux fois. Elles semblaient toutes s’appeler Marilyn, Barbara ou Priscilla, mesurer au moins un mètre quatre-vingt, être accros aux régimes et à la chirurgie esthétique, avoir eu du mal à décrocher leur bac et être toutes mannequins. La parfaite française moyenne, en somme.

 

 

Un jour, il nous a annoncé qu’il viendrait avec une certaine Juliette.

 

Alors que nous nous attendions à rencontrer une fois de plus un clone de Barbie, je me souviens de notre surprise à tous les quatre lorsque la porte s’est ouverte sur une petite jeune femme un peu rondelette et très souriante, avec des cheveux courts et un regard pétillant de malice.

La première chose que l’on remarque chez Juliette est son physique de petite fille et sa voix haut perchée. Mais cela est vite éclipsé par son charme incroyable. En quelques minutes, elle a fait la conquête de toute la famille, y compris de notre vieux siamois, aristocrate méprisant et irascible jusqu’au bout des griffes. Ce seul fait est un exploit que personne d’autre n’a été capable d’égaler.

Juliette a une manière d’écouter en penchant la tête et de relancer la conversation qui vous fait vous sentir absolument exceptionnel. Quand elle vous regarde, on dirait qu’il n’y a que vous dans la pièce et que vous êtes la personne la plus spirituelle au monde. Et elle est capable de faire sentir cela à une dizaine de personnes en même temps. C’est peut-être cela que l’on appelle le charisme, encore que dans son cas ce sont les enfants et les animaux qui succombent le plus vite.

A cause de cela, tout le monde aime Juliette.

Je crois que c’est Marie qui a le mieux résumé la situation lorsque, Juliette s’étant absentée une minute, elle a dit à notre frère qu’il serait le dernier des crétins s’il la laissait s’en aller. A son regard, nous avons compris que Patrick, l’irrésistible bourreau des coeurs, était fermement et définitivement amoureux.

par cinderela publié dans : Juliette (nouvelle)
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Mardi 24 avril 2007

Lorsque je suis entrée dans la chambre d’hôpital, après avoir reçu le coup de téléphone de mon frère Patrick, il a levé un regard suppliant vers moi.

-         Aide-moi, Alice, je t’en supplie…

Juliette, sa fiancée, a perdu le contrôle de sa Mini sur la voie rapide, elle a ricoché sur le rail de sécurité et a terminé sa course contre la remorque d’un poids lourd.

Plus tard, j’ai vu sa voiture : il n’en restait rien de reconnaissable. Même son téléphone portable avait été détruit. En somme, elle avait de la chance d’être encore en vie.

 

 

 

Tout semble partir d’un détail insignifiant : je suis en stage dans le grand laboratoire pharmaceutique où travaille Juliette. Ce midi-là, je devais manger avec elle à la cantine. Elle a annulé le déjeuner à la dernière minute en prétendant qu’elle rejoignait mon frère en ville. Quelques minutes avant, mon frère l’avait effectivement invitée à déjeuner mais elle lui a répondu qu’elle ne pouvait pas le rejoindre car elle mangeait avec moi.

 

 

 

Patrick s’est bizarrement raccroché à ce fait.

-         J’ai supposé que c’était en rapport avec l’organisation de votre mariage, lui ai-je répondu après qu’il m’eut posé la même question pour la sixième fois en moins de vingt minutes. Ou qu’elle préférait simplement déjeuner avec quelqu’un d’autre.

Patrick a secoué la tête avec découragement.

-         Elle me l’aurait dit. La police a émis l’hypothèse que sa voiture pouvait être à l’origine de l’accident.

-         Elle a à peine deux mois !

-         C’est ce que je leur ai répondu. Ils m’ont aussi demandé si elle était dépressive, si elle buvait ou si elle avait des ennemis…

-         C’est ridicule ! me suis-je insurgée. Tout le monde aime Juliette. Je ne l’ai jamais vue boire. Et ce n’est sûrement pas le genre de personne à être dépressive.

-         Elle a changé ces derniers temps. J’ai tout d’abord pensé qu’elle était stressée par les préparatifs du mariage. Mais maintenant je me demande s’il n’y aurait pas autre chose…

-         Comme quoi par exemple ?

-         Je n’en sais rien. Des problèmes à son travail peut-être ?

-         A mon avis tu te fais des idées.

-         Il faut que tu m’aides Alice, j’ai besoin de savoir.

-         Je ne vois pas très bien ce que je pourrais faire.

-         Tu travailles au même endroit qu’elle : essaye d’interroger ses collègues ou de fouiller dans son agenda. Elle a dû demander une permission pour pouvoir quitter le site du laboratoire à midi donc il y a forcément quelqu’un qui sait quelque chose. Je t’en supplie…

 

 

 

Je me souviens d’avoir fait la moue. Et d’avoir accepté à contrecoeur.

par cinderela publié dans : Juliette (nouvelle)
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Vendredi 20 avril 2007

La chambre d’hôpital est violemment éclairée par une lumière blafarde. Dans le lit est étendue une jeune femme exsangue. La lumière qui est renvoyée par les murs peints en vert lui donne une allure cadavérique. Elle est en vie, cependant, bien que seuls ses longs cheveux épars semblent conserver un peu de vitalité. Un assemblage impressionnant de tubes et de tuyaux la connectent à des machines qui emplissent la pièce d’un bourdonnement oppressant et de cliquetis divers.

Un tuyau plus gros que les autres relie sa bouche à un respirateur qui force sa poitrine à se soulever à intervalles réguliers.

Un jeune homme en larmes est prostré à son chevet. Il la regarde, hypnotisé par le bruit des appareils qui la maintiennent en vie.

par cinderela publié dans : Juliette (nouvelle)
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Mercredi 18 avril 2007

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais il y a longtemps (fort longtemps), je vous ai promis une nouvelle nouvelle pour remplacer le roman de la cigale

Petite note pour ceux qui ne connaissent pas mon ancien blog : le roman de la cigale était le feuilleton de mon blog chez Psycho. 32 épisodes de la vie d'une cigale qui venait d'entrer dans la fourmilère pour y travailler. Le 32ème épisode a été écrit au moment où je changeais de blog et il n'a jamais été publié.
Et comme je le disais à Agathe
lors de notre dernière séance de papotage, je ne sais pas encore ce que va devenir le texte complet. Pour le moment, le roman de la cigale n'est plus en ligne. A vrai dire, il est actuellement perdu dans les limbes de l'indécision et les paperasses qui encombrent mon bureau.

En attendant : voici le nouveau feuilleton. Il va s'appeler Juliette, du nom de son héroïne. Je lui ai créé une catégorie rien que exprès pour lui.

Pour la petite histoire, j'ai eu cette idée il y a un an, alors que j'étais en vacances. Je m'étais dit que j'allais voir jusqu'où je pouvais la poursuivre, et j'ai bien dû écrire 3 pages ou 124 mots ou 610 caractères. Ce qui fait quand même 1,67 caractères par jour. On admirera l'effort ! Sisisi.

Donc, Mesdames et Messieurs, à bientôt pour le prologue et premier épisode ! 

par cinderela publié dans : Juliette (nouvelle)
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