La photo du jour

Introduction

undefinedMais qui c'est cette cigale qui se prend pour une fille ? Ou cette fille qui se prend pour une cigale ? Et cette histoire de fourmis, c'est quoi au juste ?

Bonjour ! Je m'appelle Cinderela, cigale de mon état, et je vis avec mon chat-rançon angora, Chat-Limar, chat politique et chat-teigne certifiés.  Quant aux fourmis mes voisines, mais pas nécessairement mes copines, c'est une longue histoire... lisez plutôt  les derniers articles en ligne ! Ou allez faire un tour chez Les équipières où je coblogue avec les copines.

    Si j'étais un objet je serais un vase à pieds - Pour me déplacer dès que les autres ont le dos tournéundefined
    Si j'étais un animal je serais une cigale - Je chanterais tout l'été et sur les blogs m'amuserais
    Si j'étais un fruit je serais une fraise Tagada - Pour être assortie à mon chat à moi   
    Si j'étais un vêtement je serais une écharpe - Flashy, rigolote et surtout pas tarte
    Si j'étais une couleur je serais orange - Pour briller et embraser tous les coins étranges

 

 
Bienvenue à toi, ami insecte de passage sur ce blog. 
Dimanche 30 septembre 2007
J'ai longuement hésité parmis les photos du devoir de rentrée de Cassandrali... et encore plus pour me lancer à écrire le texte assorti.
Mais voilà, c'est chose faite. Donc pour commencer, voici la bande son :



Et l'image que j'ai choisie :
CD266025.jpg
Dès que le mois de septembre commence, que la lumière le matin se fait plus douce et plus orangée, que les arbres commencent à changer de couleur et que l'air a une petite pointe piquante et transporte une vague odeur de feuilles mouillées, c'est plus fort que moi, ça m'évoque la rentrée (non K, ne t'inquiète pas, je ne vais pas en profiter pour raconter un autre épisode des aventures de l'ado boutonneuse comme tu dis, ça sera pour un autre article).

Et chose amusante, j'ai toujours adoré les rentrées. Pour la lumière et les odeurs décrites plus haut. Mais aussi pour les salles de classes fraîchement repeintes et qui sentaient la craie, les nouvelles personnes que l'on rencontraient, les nouveaux profs, les nouvelles matières et parce que c'était la fin de la chaleur estivale et qu'il faisait encore beau tout en faisant suffisamment frais pour que l'on puisse s'agiter dans tous les sens faire des choses.

avat-automne.png En fait, au mois de septembre, j'ai toujours eu l'impression que tout était neuf et qu'une énorme palette de possibles s'offrait à moi.
Même les feuilles qui tombent ne m'ont jamais parues tristes. Je trouve les arbres tellement beaux quand ils se parent de rouge et or, c'est comme s'ils mettaient déjà des habits de fêtes en prévision de la fin de l'année.
Le fait que mon anniversaire soit également dans le coin n'a bien sûr absolument rien à voir avec mon intérêt profond pour le mois de septembre !
Ndlr : par contre, je n'ai absolument pas l'impression que tout soit possible quand une nouvelle année commence. Il fait moche, il fait froid, il fait noir (presque) tout le temps, il faut reprendre le boulot, Noël est passé et ça, ça me mine le moral. Passons.

Depuis que je travaille "pour de vrai", je m'arrange toujours pour revenir de vacances début septembre. Quand j'ai commencé chez ERMT, ce n'était pas la dernière semaine d'août, comme l'aurait voulu mon ancien chef à plume mais un jour qui deviendra tristement célèbre quelques années plus tard : un 11 septembre.
Ndlr : l'anniversaire de mon entrée chez ERMT n'est pas franchement une chose que je fête, si ce n'est en allant boire un grand chocolat chaud pour me féliciter d'être une cigale corriace... En tout cas la dizaine d'années que j'y ai passées prouve au moins une chose : je suis beaucoup plus maso patiente que certaines mauvaises langues le prétendent.

avat-pluvieux.jpg Maintenant encore, quand le matin au volant de ma citrouille je retrouve la fameuse lumière orangée et le fond de l'air frais et piquant ou quand le soir je regarde le soleil embras(s)er les nuages, je me sens à nouveau pleine d'énergie, façon effet rentrée.

Ca me rappelle l'époque où j'étais cigalinette et où je regardais le ciel et les premières feuilles rouges à travers le toit de la voiture de ma mère (non, ma mère ne roulait pas en alpha mais dans une vieille deuche à la capote percée).

Dans l'année, septembre à décembre sont les mois où je passe à l'action et je prends les grandes décisions (la preuve, c'est en octobre dernier que j'ai décidé de relancer à nouveau ce blog).
Et donc avec la rentrée commence pour moi, qui suis une agitée chronique cigale débordante d'énergie à l'automne, la saison où je mets en application les idées géniales que j'ai eues l'été. En général, ce n'est pas triste.
Ndlr : pas étonnant finalement que je sois fatiguée le premier janvier...

J'ai vraiment l'impression que là, durant l'automne, tout me sourit et tout est facile. Le pire plus beau, c'est que ça marche ! Peut-être que parfois il suffit juste d'y croire ?
Ndlr : bon d'accord, ça ne suffit pas toujours, mais les illusions c'est mon rayon.

En conclusion, il semblerait que la rentrée ça soit la saison des confitures, des châtaignes mais aussi... des cigales ! N'en déplaise à messieurs les entomologistes.

Allez pour finir, changement de registre afin de faire le plein de bonne humeur. On met la musique à fond et tout le monde danse :



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Samedi 29 septembre 2007
Et enfin :
Anne Perry : Mort d'un étranger.
Vous connaissez la série William Monk, détective victorien accompagné de sa femme Hester, infirmière courageuse et féministe avant l'heure ?
Ce volet se passe dans un des quartiers les plus glauques du Londres de la fin du XIXème siècle. Hester s'occupe de porter assistance aux prostituées en détresse tandis que son mari enquête sur une étrange histoire de malversation ferroviaire.
Et ils vont se trouver ainsi tous les deux confrontés au passé de Monk qui est amnésique depuis 6 ans suite à un accident.
Mais chuuuut, je ne vous en dis pas plus pour ne pas gâcher le plaisir !

Et maintenant, je vais enfin m'attaquer au jeu de Cassandrali !
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Jeudi 27 septembre 2007
Pour les 1800 pages suivantes (eh oui, d'un coup d'un seul), voici :
La trilogie de Marie Laberge : Le goût du bonheur.
J'ai adoré le premier tome, Gabrielle. Au point de le dévorer en deux jours. Au début c'est un peu dur à lire. Marie Laberge et québecoise, elle écrit en français mais... ce n'est pas tout à fait le français que l'on parle, nous autres dans le vieux monde. Maintenant, j'ai envie d'utiliser les verbes niaiser, achaler ou parler de bessons quand je vois des jumeaux.

Gabrielle se passe dans les années 30 à Québec dans une famille aisée. Mondanités, grandes retrouvailles de famille avec ses mini-drames et ses passions exacerbées (ça me rappelle quelque chose...) et surtout combats pour aider les enfants qui n'ont rien à manger et doivent travailler dès leur plus jeune âge (on est en plein Récession), pour obtenir le droit de vote des femmes (dans les années 30, la femme au Québec est à peu près aussi bien considérée que du bétail, et même moins souvent) etc...

J'ai détesté le second tome, Adélaïde ! A mon avis, la fille de Gabrielle qui se jette à la tête des hommes et mène une vie plus qu'agitée est à mon sens capricieuse et pas énergique ni admirable et ce n'est pas le genre d'héroïne auquelle on a envie de s'identifier. Moi en tout cas.
Surtout, Adélaïde se passe pendant la guerre, et je n'ai pas vraiment la fibre militariste.
Mais comme j'étais poussée par le souffle épique de la trilogie, je l'ai lu juqu'au bout et je me suis précipitée pour acheter la suite.

Florent, miraculé sauvé de la tuberculose et de l'esclavage par Gabrielle, est devenu grand couturier. Le tome 3 ressemble au tome 2 sauf qu'il se passe dans les années 50 et qu'il est très axés sur la haute couture, ce qui l'a racheté à mes yeux.
On suit toujours Adélaïde qui fait sa crise après la mort tragique de son mari (triste et dramatique, certes, mais ça ne lui donne pas le droit d'em...er tout le monde !) mais les autres personnages prennent beaucoup d'épaisseur. Heureusement !

En conclusion : une bonne série pour les longues soirées d'hiver pluvieuses, surtout si vous aimez les sagas familiales. Il y a suffisamment de pages pour que l'on puisse se plonger dans l'histoire et que l'on ne se sente pas frustré parce qu'elle s'arrête trop tôt.


par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 26 septembre 2007
En fait, Caroline n’a pas le temps de quitter Michel, le frère de sa copine. Juste après qu’elle soit parti, il aperçoit enfin la fille qu’il attendait. Lorsqu’ils se retrouvent au lycée quelques jours plus tard, Caroline affecte de mal prendre cette trahison, mais au fond d’elle-même, elle en est plutôt ravie. Jérôme, qui était jaloux depuis le récit du déroulement de la soirée, se sent indigné du traitement infligé par Michel à Caroline. Il s’empresse de consoler cette dernière et de l’inviter à boire un café entre deux cours pour lui expliquer que « tous les garçons ne sont pas comme ça » .
Moralité, se dit Caroline, le meilleur moyen pour qu’un garçon s’intéresse à vous est de lui faire croire que vous vous intéressez à un autre.

Au mois de mai, changement de plan de classe et redistribution des places. Livie, furieuse, se retrouve à côté de St Aug’ comme elle l’appelle toujours. Seulement, c’est le professeur principal qui a décidé de cette splendide « organisation » et il faut bien qu’elle s’y fasse. De toute façon, elle ne s’entend plus du tout avec sa voisine qui ne jure que par les garçons et qui trouve Livie trop bébé car elle ne connaît pas les chansons de son chanteur favori. Et elle ne parle pas non plus de son nombre d’amoureux. Qui de toute façon est nul, si on excepte le fils du voisin que Livie trouve charmant depuis qu’elle a l’âge de huit ans, mais qui ne se rappelle jamais son prénom.
Donc elle est plutôt contente de son changement de voisinage, et comme Augustin tient absolument à gagner ses bonnes grâces, il se montre le plus accommodant possible. L’année se termine donc dans la bonne humeur malgré le stress des compositions et du passage en première. Livie est parfois odieuse avec Augustin, mais celui-ci supporte tout avec le sourire et tant de patience finit par la désarmer. Livie est touchée par la grâce à son tour et devient somme toute assez aimable avec son ennemi préféré.

Pendant que sa sœur est toute à son bonheur avec le fameux Jérôme, Livie se trouve un peu délaissée. Elle s’aperçoit à la fin de l’année que Augustin est un garçon adorable quoique très souvent sectaire et intolérant, tout particulièrement envers ceux qui n’aiment pas jouer au foot ou qui sont incapables de se comporter correctement, selon lui, avec un ballon. Eh oui, tout le monde n’a pas le prénom d’un grand philosophe et le nom du plus célèbre pourfendeur de dragon avant Hollywood. Les deux mois que Livie et Augustin passent côte à côte, entre fous rires, disputes et coups de livres, les rapprochent. Ils se promettent de s’échanger des cartes postales pendant les vacances et chacun espère retrouver l’autre dans sa classe l’année suivante.

Journal - juin - seconde
Petit journal abandonné depuis (très) longtemps, me voilà en vacances depuis lundi.
Si je regarde mon année scolaire, je ne trouve pas grand chose à dire. J’ai eu de bons résultats, les parents sont contents, Caro dit que je devrais sortir le nez de mes bouquins et même sortir tout court et presque tout le reste de la classe m’a traitée de chouchoute des profs.
Est-ce que les autres se rendent compte que, s’il est parfois difficile d’être le cancre de la classe, il est presque plus éprouvant d’être bonne élève ? Eh oui car bonne élève égale automatiquement chouchoute des profs. C’est absolument génial comme situation. D’abord ma côte de popularité ressemble au gouffre de Padirac et en plus, c’est la honte de ma vie à chaque fois que le prof est fier de moi. Et pour couronner le tout, ma mère est prof. Pas dans le même lycée, alléluia, mais ça se sait quand même.
L’autre jour, l’inspecteur est venu. Qui est-ce qui s’est retrouvée au tableau ? Brunnelle, pigeon ! Et qui est-ce qu’on somme de se présenter comme déléguée de classe (moi, la politique, ce que j’en dis, hein) et de se faire élire tant qu’on y est ? Ben voyons, toujours la même. Et qui est-ce qui se retrouve du coup toute bredouillante au conseil de classe au lieu d’être à la maison à lire un bon livre ? Hein, je te demande un peu… Et encore ça, c’était le régime classique, j’avais réussi à m’y faire. Mais le nouveau prof d’anglais (le père d’Apolline) est beaucoup plus zélé. Je t’explique : j’étais en train de rêver alors qu’il expliquait la même chose pour la quatrième fois. Il a commencé par me dire que ce n’étais pas le moment de dormir et que le poulet (?) du repas de midi était encore loin. Soit. Puis il s’est inquiété de savoir si j’avais mangé ce matin. Voui ? Puis il a expliqué à toute la classe que « sa petite Brunnelle est tellement précieuse qu’il ne peut pas la laisser gaspiller son énorme potentiel intellectuel, qu’elle ira loin cette petite » et j’en passe des meilleures. Cerise sur le gâteau, il m’envoie ensuite au tableau pour montrer à toute la classe à quel point je suis douée. Gloups. D’ailleurs avec lui je passe plus de temps au tableau qu’à ma place. Remarque, comme ça au moins, je me promène. Pendant ce temps, le prof recopie sur mon cahier la solution de l’exercice et explique à mon voisin de devant qu’il ne doit pas me draguer, parce que je suis sérieuse, je n’embrasse pas les garçons et je me consacre à mes études. En tout cas, la honte n’a jamais tué personne, j’en suis la preuve encore vivante (à mon grand regret parfois). Il cite mes cahiers en exemple et c’est tout juste s’il n’encadre pas mes devoirs. Devant sa fille qui est dans la même classe que moi. Je suis étonnée qu’elle me parle encore, d’ailleurs.
Grâce à lui, c’est simple, tous ceux qui ne me détestent pas me haïssent cordialement. Merci monsieur ! Que faire pour le calmer ? Saborder mon anglais ? Idiot. L’insulter ? Téméraire. Venir en classe avec un Tshirt avec écrit « attention, élève précieuse » ? Prétentieux. Le provoquer en duel ? Ringard ? Lui envoyer les parents ? C’est ce que j’ai fait, ça me semblait une bonne idée. Moralité, ils sont restés plus d’une heure avec lui, ils l’ont trouvé tellement charmant que ma mère, qui était à l’école avec lui (si !) l’a invité à dîner pendant les vacances. Je crois que je vais pleurer…
Un point positif : je m’entends maintenant presque bien avec Augustin (si si si, comme quoi, tout arrive !). Cet après-midi, je suis d’ailleurs allée à la piscine avec lui et d’autres personnes de la classe.
Quand je pense qu’il y a 6 mois, je le détestais. « On » m’avait dit qu’il était amoureux de moi et ça ne m’emballait pas du tout comme perspective. Peut-être d’ailleurs qu’il l’est toujours. C’est possible… mais…
Ouh là, on se calme, stop ! Voilà que je deviens sentimentale comme ma sœur. Misère !!!

par Cinderela publié dans : Rêveries & cie (nouvelle) communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mardi 25 septembre 2007
Elle est jolie la nouvelle version d'OB mais ça m'a bien mis le bazar dans les docs prêts à être publiés... et visiblement ça rame un max ! C'était bien la peine de changer de PC, tiens (rires).
Comme hier soir je n'ai pu  accéder à rien, je n'ai pas répondu à vos com'.  Donc je m'y mets tout de suite et en attendant je refais passer la note que vous auriez dû lire aujourd'hui (ah là là !)

Mais malgré tout, merci à monsieur l'administrateur  système qui voit tout (ce n'est pas moi qui le dit, c'est sur son blog, si si si) de nous avoir redonné la lumière le blog.


Non mais c'est quoi ce souk ??? J'ai voulu faire "Accès aux fonctions avancées" et ma note est toute cassée... Passez moi le 22 ! (à Asnière, téléphone du service informatique chez ERMT ma fourmilière préférée).

C'est pas vrai ? J'essaie de remettre la note du haut en clair et je me la fais manger. C'est quoi ce délire ?
par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : La gazette des blogs
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Mardi 25 septembre 2007
Comme promis, voici mes lectures de cet été.

Le premier livre, Margo Vargas Llosa : Tours et détours de la vilaine fille.
L'histoire d'un péruvien de la jeunesse dorée qui est fasciné par une "vilaine" fille, la chica mala, qui ment comme elle respire, à tel point qu'elle ne sait plus distinguer le vrai du faux.
On se balade du Pérou des années 50 à Paris, Cuba, Londres, Madrid etc... sur une trentaine d'années.

Le héros, Ricardo, poursuit son obsession à un seul visage mais aux existences multiples dans une partie de l'Amérique centrale et dans toute l'Europe de l'ouest.
C'est assez étonnant comme histoire d'amour, au début à sens unique et puis...
Mais je ne vous en dit pas plus, c'est à vous de la découvrir maintenant !

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Samedi 22 septembre 2007
Caroline a retenu la leçon de la sortie à la foire, elle évite de s’opposer à ses parents. Ceux-ci, après mûre réflexion, ont reconnu qu’ils sont un peu vieux jeu et l’autorisent maintenant à sortir le samedi après-midi.
Le lycée organise une soirée pour la St Valentin. La soirée a lieu dans les bâtiments du lycée et est surveillée par les membres de l’association des parents d’élèves et quelques professeurs. Les bénéfices iront à une oeuvre charitable.
Les copines de Caroline ont reçu la permission d’y aller, ainsi que les filles des voisins et des amis des Brunnelle. Après quelques allusions, négociations et promesses, Caroline est autorisée à y aller, sans sa sœur, bien que la voisine qui a le même âge que Livie y accompagne sa grande sœur. Après tout, Livie n’a pas encore 15 ans et elle n’est pas sûre d’avoir très envie de se battre avec ses parents pour y aller.
Caroline passe deux heures dans la salle de bain à se pomponner avec une copine et à 20 h, elles sont enfin prêtes. Depuis plusieurs mois, Caroline rêve d’un garçon nommé Jérôme. Elle abreuve tout son entourage et même sa petite sœur des faits et gestes dudit garçon, sa mèche noire qui balaye ses yeux océans, sa voix grave et ses mains si délicates de harpiste. L’autre jour, il se moquait d’elle en cours d’allemand. Caroline, vexée, lève la main pour lui donner une tape. Il se retourne et la regarde avec un air totalement subjugué. Elle reste la main en l’air, il soupire, la regarde, elle le regarde et à ce moment du récit, Livie roule sur le lit en riant. Elle, les romans à l’eau de rose, ce n’est pas du tout sa tasse de thé.
Toujours est-il que Jérôme a dit qu’il viendrait « peut-être » après la soirée vidéo avec ses copains. Caroline a donc mis son jean le plus moulant et son body le plus décolleté, caché sous un chemisier à col rond et manches ballons qu’elle a prévu d’enlever dès le début de la soirée (le chemisier, bien sûr).
Elles arrivent enfin à la soirée. La grande salle de la cantine est plongée dans la quasi obscurité et remplie de fumée. La musique est tellement forte qu’elle sent les basses résonner dans sa poitrine. Elle retrouve ses copines et se met à la recherche de Jérôme, discrètement, ce qui n’échappe pas au groupe de filles qui commencent à se moquer d’elle. En effet, Caroline n’est pas branchée, elle ne s’habille pas vraiment à la mode, elle affectionne le col claudine, n’a pas toujours les vêtements de LA marque en vogue dans la cour de récré, marque qui change régulièrement, s’entend, elle fume juste depuis un an, et surtout, ô surtout, disgrâce suprême, elle n’est jamais sortie avec un garçon, n’a même pas reçu un tout petit baiser de rien du tout, sans parler du reste alors qu’elle a déjà 17 ans ! Il n’est pas question d’amour, là, mais plutôt d’un rite d’initiation ou d’un geste de reconnaissance sociale. Caroline guette donc Jérôme avec attention, car elle compte sur son body pour lui obtenir le baiser convoité, tout en ne sachant pas trop comment s’y prendre, malgré les nombreuses descriptions de baisers que sa sœur a recherché pour elle dans les livres de la bibliothèque des parents.
Deux heures passent, les slows se succèdent et Jérôme ne daigne toujours pas apparaître. Il y a bien un de ses copains, Laurent, qui collectionne les conquêtes comme d’autres les images de chocolats et qui se donne des airs de garçon le plus populaire du lycée, façon vedette américaine : dents blanches, cheveux gominé et blouson de football. Alors, après tout, pourquoi pas ? Elle est sûre au moins qu’il ne l’embêtera pas trop longtemps. Elle s’approche et décide de danser tous les slows avec lui. Elle s’incruste littéralement et refuse de desserrer les bras de son cou. Jusqu’à ce que la petite amie en titre fasse une apparition, petite amie qui ne se sent pas une âme de future jetée, surtout un soir de St Valentin. Caroline et son body son donc priées d’aller se faire bécoter ailleurs. Toutes ses copines ont trouvé un chevalier servant, sauf elle. Et son père revient la chercher dans moins d’une heure. L’heure est grave, il va falloir agir vite ou avoir l’air d’une dinde demain.

Bon alors, plan A : Jérôme, hors concours. Il n’a pas daigné se montrer. Plan B : Laurent. Potable, mais n’a pas pu s’empêcher de venir accompagné par une mégère. Donc : plan C. Qui, dans la salle, n’est pas trop saoul, ni trop idiot, ni trop moche ? Pour se donner une contenance, elle emprunte une cigarette au frère d’une copine, qui de plus a l’air de s’ennuyer à mourir. Ah mais au fait, tiens ! Un garçon disponible et qu’elle connaît depuis fort longtemps en plus.
Elle lui demande de l’inviter à danser, l’entraîne malgré ses réticences et se précipite dans ses bras. Un slow, deux slows... et c’est bientôt l’heure de rentrer. Elle le réinvite pour un troisième slow, fait semblant de trébucher et hop ! Comme quoi il suffit d’être un peu maligne, ce n’est pas plus difficile que ça. Le frère est un peu surpris, mais il ne la repousse pas carrément, c’est une chance. Elle a le temps de terminer le slow blottie dans ses bras et la tête posée sur son épaule, l’embrasse une nouvelle fois histoire de se faire mousser devant les copines, beaucoup moins bien loties, il faut le dire. Il faut maintenant se sauver.
C’était vraiment une super soirée de St Valentin et ce niais de Jérôme ne sait pas ce qu’il a perdu. Maintenant elle va pouvoir parler d’égale à égales avec ses copines et elle aura quelque chose à raconter à Livie. Et qui sait ? Peut-être que maintenant, elle saura mieux s’y prendre avec le garçon de ses rêves.

Journal - 15 février - seconde
Hier, cher journal, Caro est allée à la soirée de St Valentin au lycée. Figure-toi qu’il y a un garçon qui l’a embrassée. Mais ce n’est pas celui dont elle est amoureuse : je ne vois pas vraiment l’intérêt. Elle m’a dit que j’étais trop jeune pour comprendre, mais je ne suis pas sûre que c’est le cas de toutes les filles de ma classe. Les filles de mon âge sont carrément des obsédées, elles ne parlent que des garçons, elles ont toutes au moins un fiancé et Apolline en a six ! Certaines vont même en boîte le samedi soir et passent la soirée à embrasser des garçons. Elles n’ont pas de parents ces filles ? Ou les nôtres viennent d’une autre planète ? Cherchez l’erreur.
Quant aux garçons, ils rêvent tous d’avoir une petite amie pour pouvoir lui « toucher les nénés » . Non mais je rêve ! Au secours, où on va, là ? Bon, eh bien, je vais me coucher. Mais je suis quand même curieuse de voir la tête du Roméo de Caro tant qu’ils sont ensemble. Parce que le pauvre, ce n’est pas Jérôme...
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Vendredi 21 septembre 2007
Pour tous ceux qui se demandent comment une cigale peut bien se transformer en otarie - honk honk-  (voir la note d'hier par exemple), je vous livre quelques explications.
Non, ce n'est pas une manipulation génétique ni une prise de substances chimiques plus ou moins licites.
C'est juste un peu de gymnastique avec un ballon suixe (pour la rime).

Alors comme ça vous n'avez jamais entendu parlé du ballon suisse ? C'est un manière rigolote de faire du sport et éventuellement de faire rire Chat-Limar, ce qui contracte ses abdos et par la même occasion lui fait faire du sport aussi.
Par exemple voici le type d'exercice totalement sadique très efficace à réaliser avec ce genre d'ustensile.
Je dois avouer que pour le moment, je ne m'y suis pas risquée, n'ayant aucune envie d'atterrir sur le plancher et de finir aux urgences, sans Georges Cloney ni le Dr Carter (triste).
Je me contente des exercices de base.


Les esprits observateurs me feront remarquer que le ballon de la photo est rose et pas jaune. Ben oui. Et sur la photo, ce n'est pas moi non plus !

Chat-Limar qui se moque beaucoup, n'a pas réussi à faire l'otarie le chat sur le ballon non plus. Il se demande quel est ce gros truc jaune et il a beau rouler des
mécaniques en faisant pschit pschit dès qu'il s'en approche, je crois qu'il en a un peu peur...

Bref, qu'est-ce qu'il ne faut pas inventer pour pousser les cigales fain
otarie.pngéantes filles modernes à s'agiter un peu.
C'est bien beau ça, mais il ne faut pas pour autant perdre les bonnes habitudes donc demain : shopping.

YESSSSssss !

ps : rien que exprès pour l'agent K qui les aime bien : une otarie, une vraie !

pps : et pour tous les autres : j'ai réussi à mettre la musique sur la note
d'hier  (en fait, il faut éviter un nom de fichier qui commence par un chiffre !).
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Jeudi 20 septembre 2007
avat-moderne.jpgLa journée a été longue et  ma séquence otarie a épuisé les dernières réserves d'énergie qui me restaient. Je n'en suis pas encore rendue au point de végéter en regardant la téle... mais presque.

Donc ce soir, pas de blog, pas d'épisode des aventures de Livie, pas le courage de parcourir vos textes ou de faire des coms spirituels (n'est-ce pas) pas même le début du quart d'une étincelle d'inspiration pour jouer au jeu de Cassandrali.

J'ai mis un CD dans le PC et je me contente d'agiter la tête en rythme en chantonnant... au risque de finir d'endommager le seul neurone qui a survécu à la journée de boulot.



Cigale je suis, après tout, et ce soir contente de l'être.



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Mercredi 19 septembre 2007
Entre les compliments mal reçus, les rebuffades et les disputes, Augustin et Livie passent presque toutes les récrés à se côtoyer. Et finalement, la patience paie. Lassée et à court d’imagination, Livie s’adoucit en espérant que si elle arrête d’être désagréable avec lui, il trouvera peut-être quelqu’un d’autre à apprivoiser. Augustin en profite pour devenir ami avec tous les amis de Livie, et elle n’a plus le choix que d’être aimable avec lui... ou de rester toute seule.
Passer les récrés à lire, ce n’est pas drôle. Livie s’essaie dons à la diplomatie et se précipite à la bibliothèque pour s’instruire sur la vie de St Augustin, histoire de ne pas avoir l’air trop bête et surtout de ne pas gober n’importe quoi.
Cependant, Augustin reste égal à lui même, collant et fayot et Livie a parfois beaucoup de mal à paraître calme alors que son sang bout comme dans une cocotte minute.
« Tu sais, Livie, plus tu t’énerves et plus je t’aime bien » ou « Tu es tellement mignonne quand tu es en colère. » Livie à ces moments devient toute rouge, le sang lui monte à la tête et elle a l’impression qu’elle va exploser de rage.
Quelques semaines après, un copain vient lui raconter qu’Augustin dit à tout le monde que Livie est « trop craquante » et qu’il rêve toutes les nuits qu’il sort avec elle.
Retenez-moi ou je fais un malheur, songe Livie à qui la seule idée de faire partie intégrante des rêves d’Augustin donne des nausées.

Journal - janvier - seconde
Journal, pendant que ma soeur bavarde au téléphone, je fais une pause dans mon exo d’anglais.
Bon, tu sais pas la dernière ? On est venu me dire que St Aug’ voulait sortir avec moi. J’ai dit qu’il pouvait aller se faire voir. Non mais, il se sent plus, le mec !
D’abord Augustin, je le déteste (au cas où personne n’aurait remarqué) et ensuite je ne suis pas amoureuse de lui (puisque je le déteste !) et d’abord je ne suis pas ma soeur (qui a meilleur goût que ça, de toute manière). Na !
Je ne sortirai pas avec n’importe qui en général et ce naze en particulier. Et re-na.
Pour qui il me prend celui-là ? Pôve type, va !
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Mardi 18 septembre 2007
A la rentrée, après avoir lu 3500 pages de choses pas sérieuses en trois semaines (ben oui, quand je ne fais rien, je lis ! D'ailleurs il faut que je vous raconte ça, il y avait des choses pas mal), j'ai décidé d'élever un peu le niveau.
Alors pour changer, je me suis acheté des livres dits de psycho qui sont en fait des livres de développement personnel. Mis à part deux tentatives assez vite abandonnées de lire "les hommes viennent de Mars etc..", je n'y connais absolument rien en livres de pseudo-psycho.

Je me moque un peu mais dans mon premier livre de psycho de cuisine, outre l'estime de soi, on nous enseigne que l'on nous habitue à courir dans tous les sens selon un modèle dit "occidental" qui nous pousse à faire toujours mieux et à gagner toujours plus et que cela nous rend malheureux tandis que si nous vivions selon un modèle "ontologique", nous nous sentirions beaucoup mieux. Soit.

Un paquet de Michokos à celui ou celle qui trouve le titre du livre à deux francs, pardon cinq euros quatre vingt dix.

Donc comme toujours, je vois l'aspect pratique de la chose : la prochaine fois que je vois ma cheffe pour mon reporting et la fixation du perform level à atteindre dans le team management (ceux qui ne voient pas de quoi je parle ne savent pas leur chance), je me demande si je ne vais pas lui expliquer les effets pernicieux d'un système qui nous pousse à fuir en avant par appât du gain... que l'on voit si elle a le sens de l'humour.
Et elle a beau être UNE cheffE, j'en doute fort...

par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : La gazette des blogs
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Lundi 17 septembre 2007
Ce soir, pour essayer de répondre à Morgan la fée, j'ai voulu installer un sondage Blog it Express sur ce blog.

Ben que dalle. Quand j'essaie de valider le code source après avoir copié le script, ça plante mon navigateur internet. On croit rêver...

Je dois avouer que ça m'a pris le chou gravement un peu énervée, donc je suis allée faire l'otarie avec mon ballon jaune pour me défouler -honk honk-.
Ndlr : pour les ignares, ça s'appelle un ballon suisse. Essayez un peu pour voir, vous allez comprendre vos courbatures. D'ailleurs Chat-Limar ne se moque plus de moi depuis que je l'ai mis au défi de tenir 10 secondes sur le sommet du ballon sans planter les griffes dedans. Eh oui, le pelage de chat, chat gliche ça glisse.

Bon, j'essaierai avec Type Pad la prochaine fois ! Parce que sur mon ancien blog, ça marchait très bien (ahem).
Je ne t'oublie pas Morgan, j'y travaille...
par Cinderela publié dans : blog communauté : La gazette des blogs
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Dimanche 16 septembre 2007
Irène demande dans l'équipe de choc comment on met un fond sur un article...
Je ne sais pas, moi donc une seule solution, essayer.

Après un
e recherche google, j'ai trouvé une astuce, on va tenter...
On dirait que ça marche... hop une idée de plus pour un article !

Irène, si tu es pressée, l'info est .
par Cinderela publié dans : blog communauté : La gazette des blogs
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Samedi 15 septembre 2007
Journal - début novembre - seconde
C’est pas juste ! C’est dégoûtant !! J’en ai marre de cette famille de tarés ! Pourquoi est-ce que je ne suis pas fille unique et orpheline ? Hein, POURQUOI ???
Figure-toi que samedi, nous sommes allées à la foire avec Jocelyne. L’espèce de gras double et triple idiote que l’on m’a infligée pour sœur (tu parles d’un cadeau), n’a rien trouvé de mieux que de nous fausser compagnie, à Jocelyne et à moi, alors que papa et maman lui avaient formellement interdit d’aller à la foire avec ses amis. D’accord, la seul différence entre les parents et les dinosaures est qu’ils n’ont pas encore disparu de la surface de la terre, mais quand même ! L’autre crétine a bu de la bière et elle a vomi sur le bel ensemble façon jean que venait de lui acheter maman pour son anniversaire. Je te dis pas comment on s’est faites recevoir le soir. Caroline est punie (encore heureux) et moi aussi parce que je n’ai pas dit à Jocelyne qu’elle n’avait pas le droit de voir ses copains et que je ne l’ai pas empêchée d’y aller et de boire. Non mais tu te rends compte ? Depuis quand c’est moi qui dois surveiller la grande giguasse qui est beaucoup plus vieille que moi ? Et je croyais qu’il ne fallait pas délatter ? D’habitude, je suis pour les parents, mais là, les vieux, y sont complètement à la masse !
Voilà, à cause de ces idioties, je suis privée de télé (m’en fous), de dessert (tu vas me le payer, crétine !), on m’a confisqué le livre que j’étais en train de lire (pas grave, il est nul et j’en ai trois autres) et le chat n’a plus le droit de venir avec moi la nuit (pourquoi est-ce que l’on punit aussi la pauvre bête ? Quand je disais que les parents commencent à devenir gâteux...). Dixit maman : « la prochaine fois, au lieu de rêver, tu regarderas un peu ce qui se passe autour de toi. Si seulement tu pouvais avoir un peu plus de plomb dans la tête et un peu les pieds sur terre... »
Ah, mais tiens-toi bien, ce n’est pas encore là le pire. Aug’ est venu me voir ce matin à la récré pour me dire qu’un de ses copains de foot (et oui, bien que monsieur ait l’air d’une chiffe molle, il fait du sport. Qui l’eût cru ?), un de ses copains à vu ma sœur hier en train de boire de la bière en rigolant avec des garçons et de fumer. Si papa sait ça, il va lui tordre le cou. Si il sait que je savais et que je n’ai rien dit, c’est à moi qu’il va le tordre. Famille intéressante.
Bref, en tout cas, Augustin a remis ça, il a tellement insisté pendant le cours de dessin cet aprem’ que je me suis mise à pleurer. Et comment expliquer au prof que je pleure parce qu’on n’arrête pas de me dire que ma grande sœur est une dévergondée ?
J’en peux vraiment plus. Si je pouvais avoir une bonne grippe demain pour ne pas avoir à aller à l’école ! C’est vraiment très injuste. Caroline est une crétine. Je ne lui parlerai plus jamais. Quant à Aug’, je le HAIS. T’inquiète pas, dès que j’en aurai l’occasion, il me le paiera !


par Cinderela publié dans : Rêveries & cie (nouvelle) communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 15 septembre 2007
Enfin ! Mais c'est incroyable, vous avez vu ce temps ?
Allez, zou, je vais prendre l'air pour en profiter un peu un max.


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par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : La gazette des blogs
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