La photo du jour

Introduction

undefinedMais qui c'est cette cigale qui se prend pour une fille ? Ou cette fille qui se prend pour une cigale ? Et cette histoire de fourmis, c'est quoi au juste ?

Bonjour ! Je m'appelle Cinderela, cigale de mon état, et je vis avec mon chat-rançon angora, Chat-Limar, chat politique et chat-teigne certifiés.  Quant aux fourmis mes voisines, mais pas nécessairement mes copines, c'est une longue histoire... lisez plutôt  les derniers articles en ligne ! Ou allez faire un tour chez Les équipières où je coblogue avec les copines.

    Si j'étais un objet je serais un vase à pieds - Pour me déplacer dès que les autres ont le dos tournéundefined
    Si j'étais un animal je serais une cigale - Je chanterais tout l'été et sur les blogs m'amuserais
    Si j'étais un fruit je serais une fraise Tagada - Pour être assortie à mon chat à moi   
    Si j'étais un vêtement je serais une écharpe - Flashy, rigolote et surtout pas tarte
    Si j'étais une couleur je serais orange - Pour briller et embraser tous les coins étranges

 

 
Bienvenue à toi, ami insecte de passage sur ce blog. 
Lundi 8 heures du matin. Descente du TGV en gare Montparnasse. Je suis debout depuis 5 heures, je viens de passer deux heures et demi dans un shaker à roulettes et là une file ininterrompue de gens remonte les quais en se bousculant vers la gare. Manque de chance, je suis dans la dernière voiture. Coup de chance, ça me permet d'apercevoir un coin de ciel. Pas vraiment bleu mais plus tout à fait noir non plus. Mais bonté divine, qu'est-ce qu'il fait froid ce matin.
Un petit sourire en suivant la cohue humaine : tout le monde porte manteaux ou vestes noirs, écharpes assortie. Et moi, comme d'habitude, qui descend du wagon de première avec un anorak rose (fluo) et une écharpe jaune et orange (fluos). Le noir, je n'y arrive pas.
Descente dans les entrailles de la gare en essayant de ne pas descendre un escalator la tête la première : difficile de suivre le flot quand on n'y est pas habituée, surtout avec une grosse valise et des talons aiguilles.
Quai du métro : cohue humaine compacte sur cinq rangées. Pas possible, tous les TGV de France et de Navarre arrivent à la même heure ici ?
Je regarde la cohue piétiner puis monter dans la rame en gare. Ne me sentant nullement l'âme d'une sardine, je laisse partir le premier convoi. Puis le deuxième.
Il est quelle heure au fait ? Zut, l'heure à laquelle je dois commencer ma conférence à fourmi-land maison mère.
Coup de fil à un collègue puis inspiration et action : me voilà dans un wagon, écrasée comme je l'ai rarement été.
Une femme recule précipitamment lorsque la porte se ferme. Elle croise mon regard et miracle, elle me sourit. Je lui rends son sourire en me disant que cette journée ne sera peut-être pas aussi pénible que ça.
Je me rappelle soudain que la semaine dernière un collègue m'a dit de faire attention : des gens se font poignarder dans le métro. Etant donné que je ne peux même pas bouger le bras pour sortir le livre qui est dans mon sac à main (et je ne parle pas de porter le dit livre à hauteur d'oeil ou même de le LIRE), me voilà rassurée : dans une presse pareille il est techniquement impossible de poignarder quelqu'un. Ca a du bon les transport en commun à la mode Saupiquet...
Dimanche 2 décembre 2007
par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : La gazette des blogs
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61JJV1A2BWL.-SS500-.jpgEh oui ! Bonjour à tous, me voilà de retour sur mon blog après presque une semaine d'absence...
J'ai plein de choses à vous raconter, comme d'habitude ça n'a pas été triste.

Et puis le mois de décembre est là donc il va falloir préparer Noël, acheter les cadeaux, décorer le sapin, sortir le calendrier de l'avent et le dépouissiérer etc...
A propos de calendrier de l'Avent, il ressemble à quoi le vôtre ? Cassandrali fait un sondage avec un calendrier affiché par jour ici.
A bientôt !
Dimanche 2 décembre 2007
par Cinderela publié dans : blog communauté : BLOGS, en parler ...
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Le lundi suivant, Livie croise Augustin et Sébastien dans les couloirs.
« Je suis content que tu puisses venir, dit ce dernier.
- C’est gentil d’avoir pensé à m’inviter Sébastien, remarque Livie en insistant bien sur le prénom et en regardant Augustin dans les yeux.
- Oui, répond celui-ci en haussant les épaules, je n’étais pas sûr d’avoir très envie de t’inviter et j’avais un peu la flemme de t’appeler. Tu comprends, j’ai beaucoup de personnes à contacter et avec cette soirée, je suis très sollicité par toutes ces demoiselles. »

A ce moment-là, Livie qui ne sait plus quoi dire s’en va le coeur gros. Elle est fermement décidée à ne pas aller à cette soirée où sa présence est visiblement de trop.

Très sollicité par ces demoiselles, maugrée-t-elle, mais il se prend pour James Bond ma parole. Vu sa carrure, il ne doute de rien !
Caroline vient à son secours : « Je t’emmène au ciné voir le film dont tu nous parles depuis un mois. Tu diras à l’autre prétentieux que tu n’as pas pu venir à sa soirée car c’était la dernière occasion pour voir le film dont vous aviez parlé pendant les vacances. Et puis, rater un tel chef-d’œuvre pour aller à la soirée de quelqu’un que tu n’es pas très sure d’avoir envie de voir, ça serait vraiment dommage !
- Tu as raison, Caro, il y a vraiment trop longtemps que nous ne sommes pas sorties entre sœurs. Juste toutes les deux, hein ?
- Promis, de toute façon Antoine n’aurait pas pu venir, il termine un projet d’informatique avec son copain Raoul. Et après le resto, on ira à la patinoire ! »
Vendredi 30 novembre 2007
par Cinderela publié dans : Rêveries & cie (nouvelle) communauté : L'écriture dans tous ses états
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Au retour des vacances, Livie rencontre Augustin en arrivant au lycée. Elle n’a pas le temps de lui reprocher de ne pas l’avoir appelée qu’il lui annonce en claironnant : « Séb et moi avons décidé de faire une soirée la semaine prochaine. On a bossé comme des dingues pour tout préparer pendant les vacances. Je vis à 200 à l’heure, je suis débordé et je n’ai pas une minute à moi.
- Ca veut dire que je suis invitée ?
- On verra, si tu es gentille et s’il me reste de la place.
- OK, laisse tomber ». Livie tourne les talons et s’en va.

Et Augustin ne l’invite pas. La semaine passe, tout le monde est invité sauf elle. Livie est désespérée, le vendredi soir elle se met à pleurer après avoir écrit deux lignes dans son journal. Ses parents mettent cette déprime sur le compte des études.
« Livie, dit sa mère, il faudrait que tu arrêtes de prendre les choses si à cœur, tu vas avoir un ulcère sinon ».
Caroline est plus perspicace : « Comment ça va avec Augustin ? » Livie se met à pleurer comme une madeleine et lui raconte le cinéma et la soirée. Caroline est atterrée. « Ma pauvre Livie, oublie ce minable, il se moque de toi. »

Le téléphone sonne. « Salut, Livie, c’est Sébastien. Je regardais la liste des gens qui ont accepté de venir à notre soirée et tu n’es pas dessus. Tu as un empêchement ?
- Il ne me semble pas avoir été invitée.
- Mais si, tu es invitée. Alors, tu peux venir ?
- Je crois, oui.
- Super ! Passe un bon week-end, il faut que je te laisse, j’ai un tas d’autres coups de fil à passer. Mais dis-moi, tu as un rhume ? Je te trouve une drôle de voix. »

« Tu vois, dit Caroline, tu t’inquiétais pour rien. Tes copains devaient être persuadés chacun que l’autre t’avait invitée. Comment veux-tu que l’on oublie la plus jolie fille du lycée ?
- Tu exagères, Caro.
- Je plaisantais, Livie. La plus belle fille du lycée, ça reste moi, même après mon départ.»
Les deux filles éclatent de rire.
Mercredi 28 novembre 2007
par Cinderela publié dans : Rêveries & cie (nouvelle) communauté : L'écriture dans tous ses états
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avat-moderne.jpgSéjours à la maison mère d'ERMT, puis stage, mais pas pour les trayeuses cette fois-ci. Espérons que je n'aurais pas à nouveau droit au coup du "monsieur d'ERMT qui vient en voiture" !
  
Bref, je vous laisse avec Livie pour finir la semaine mais dès mon retour, promis, je vous raconte TOUT !

Mardi 27 novembre 2007
par Cinderela publié dans : blog communauté : La gazette des blogs
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Les vacances de février arrivent enfin.  Bien résolue à voir Augustin, elle prend l’annuaire et son courage à deux mains et décroche le téléphone. C’est la mère d’Augustin qui lui répond. Elle a l’air très gentille, se dit ravie de parler enfin à « cette fameuse Livie dont mon fils parle tant » et s’empresse d’aller le chercher.

Journal – février – première
Toujours pas de nouvelle. Si ça continue, je crois que je vais être privée du plaisir de lui balancer une réflexion désagréable. Tu ne vas pas me dire, mais ce mec est bizarre, non ?
Il me fait du charme en décembre pour que je l’appelle pendant les vacances, du cinéma depuis début janvier (si si, je t’assure) comme quoi il va être toute seul pendant les vacances de février car tous ses copains partent skier et pas lui gna gna gna, sans compter la fameuse soirée.
Je l’appelle une première fois le soir des vacances, il me dit qu’il doit se rendre à son entraînement de foot. Il me propose d’aller au cinéma, « je te rappelle dimanche après le match pour choisir le film et la date etc… ».
Dimanche soir : rien. Lundi toujours rien. Mardi, pas plus. Bon, je me suis dit qu’il n’a pas eu le temps, je rappelle chez lui mercredi. Sa mère me dit qu’il est sorti, mais qu’il ne manquera pas me rappeler en rentrant, qu’il va être ravi, tu vois le style. Elle me dit aussi qu’il est allé au resto avec Sébastien (je le croyais au ski), Apolline et je ne sais qui, elle pensait d’ailleurs que j’étais avec eux. Merci ! Quoique Apolline et moi, ce n’est plus trop le grand amour ces temps-ci. Bref, deux jours plus tard, toujours rien.
Je re-rappelle samedi, monsieur était là, il daigne me parler, impossible de comprendre pourquoi il n’a pas téléphoné. On convient d’aller au ciné lundi après-midi et il m’invite à manger avec ses parents le soir après la séance. En règle général, on n’invite pas chez soi quelqu’un qu’on ne veut pas voir. Même quand on est tordu au point où l’est St Aug’. Il devait me rappeler « dimanche soir au plus tard c’est promis » dixit. Rien (mais je me répète, là, non ?).
Tu crois qu’il aurait pu s’excuser ? Naaan. Mardi, rien. Mercredi, toujours rien. Jeudi, n’en parlons pas. Non mais, ce mec il se fout de moi ou quoi, il me croit à sa disposition ? Bon, je veux bien croire que je n’ai pas passé mes soirées au téléphone et que la ligne est souvent occupée par Caro et son Roméo, mais les deux dimanches soirs, J’ETAIS LA ! J’ai même surveillé que Caro ne passe pas toute la soirée pendue au combiné à roucouler. Et même s’il n’a pas pu me joindre, il aurait pu écrire, non ? Il y a une boîte aux lettres au pied de son immeuble et un mec en première doit être capable d’orthographier à peu près correctement « je suis désolé, je n’ai pas pu te joindre». Gros naze, va !

Ah, j’oubliais, c’était la St Valentin hier. Pas un signe de qui que ce soit et encore moins de son altesse. Remarque, vu que ça fait presque deux semaines qu’il m’oublie, je ne comptais pas sur une carte ou quoique ce soit. Quoique j’espérais bien un coup de fil et éventuellement un ciné, mais il faut croire que je me fais des illusions.
En plus, Apolline viens de m’appeler (elle !) et m’a invitée chez elle ce soir avec d’autres copines, alors je crois que je vais y aller. Rien de tel qu’une bonne soirée entre filles pour se remonter le moral en disant du mal de ces pauvres garçons !
Dimanche 25 novembre 2007
par Cinderela publié dans : Rêveries & cie (nouvelle) communauté : L'écriture dans tous ses états
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Après une interruption d'une semaine, l'ado boutonneuse comme dirait l'agent K, ou ma grande copine Livie revient.
 
Demain, début de la saison 3 du troisième chapitre : salsa du démon.
 
Pas de grève des scénaristes cigaliens, juste une cigale over-miellée qui a oubliée de  mettre les articles prévus en ligne.
 
A très bientôt avec Livie...
Samedi 24 novembre 2007
par Cinderela publié dans : Rêveries & cie (nouvelle) communauté : L'écriture dans tous ses états
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Pour le jeu du syndicat des héros littéraires proposé par Captaine Lili sur l'équipe de choc, j'avais choisi Raoul, vicomte de Bragelonne, qui était contrarié du mauvais goût en matière de donzelles que lui avait attribué Dumas.
Captaine Lili a d'ailleurs répondu à sa requête ici.
Quant à moi, j'ai choisi de répondre à Martine à qui Azalaïs a prêté sa plume.

Chère Martine,
C'est avec consternation que nous avons lu et relu votre lettre. Nous ne pouvons que constater que vous faites effectivement l'objet d'une odieuse exploitation, et ceci depuis près d'un demi-siècle ! Sans compter l'image rétrograde de la femme que vous renvoyez, ce qui n'est malheureusement pas votre apanage mais aussi celui de certains contes de fées.
Nous allons donc de ce pas envoyer une lettre de mise en demeure à vos éditeurs : après 50 ans de bons et loyaux services, nous estimons que :
1. vous avez le droit de grandir et d'atteindre l'âge que vous désirez avoir
2. vous devez bénéficier des avantages d'être une femme du XXIème siècles
3. vous avez suffisamment travaillé pour plusieurs existences et vous avez gagné le droit de vous reposer

En attendant que votre éditeur consente à répondre à nos attentes et à vous fournir une retraite méritée et tranquille, nous nous sommes cotisés et nous vous proposons de partir en vacances loin très loin sur une île déserte et de faire ENFIN ce que vous n'avez jamais pu faire, c'est à dire : vous reposer, vous prélasser sous les cocotiers, vous faire bronzer, bref ne rien faire du tout !
Si vous avez peur de vous ennuyer, n'hésitez pas à demander à votre copine Caroline de vous accompagner.

Bien à vous,

        la secrétaire du syndicat des héros littéraires

ps : il est bien entendu qu'aucune contribution culturelle, éducative, scientifique ou autre ne vous sera demandée pendant vos vacances !

Samedi 24 novembre 2007
par Cinderela publié dans : ateliers d'écriture communauté : La gazette des blogs
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Cette semaine, j'ai été assez absente des blogs. Je n'étais pas en balade mais la tête sous l'eau, engluée dans les bilans de livraison de miellat.

Vous savez, les trucs sympas où l'on compte les bidons qui rentrent (vides) ceux qui sortent (pleins) et une fois que l'on a multiplié le nombre de pucerons par la racine carrée de la taille du stagiaire et le tout pondéré par l'âge de notre bien-aimée
cheffe de la laiterie, on s'aperçoit QU'IL EN MANQUE UN !
Et on recommence tous les comptes pour cette saleté de bidon qui n'a pourtant pas pu partir à pattes et on s'aperçoit QU'IL Y EN A DEUX EN TROP.
Et on recommence tous les comptes alors que la tension monte et que tout le monde s'énerve et on trouve CHACUN UN NOMBRE DIFFÉRENT.
Etc etc... jusqu'à ce que l'on se mette d'accord pour en finir ou qu'on abandonne faute de combattants parce que tout le monde a fini par donner sa démission.

Bref, le soir quand je rentrais chez moi j'étais dans l'état d'une courgette tendance légumineuse et il fallait que Chat-Limar saute littéralement dans mon bol de verveine en poussant des "chat-moi !!!" indignés pour que je m'aperçoive que j'étais en train de touiller la dite verveine avec la chuchette à la chouris qu'il venait juste de me réclamer pour la 150ème fois.
Bouderie du chat qui part drapé dans sa dignité et dans un de mes torchons (la verveine, même chaude, chat mouille) tout en secouant sa chuchette d'un air dégoûté pour l'égoûter (pas coule).

Et l'avantage des journées sérieusement gonflantes défits exaltants de ce genre, c'est que l'on finit par se lâcher gravement. Ce midi par exemple, où après 5 heures à me chauffer les antennes sur la mise en forme du bilan et les dernières remarques de ma cheffe, j'ai enfin mis le tout au courrier puis ai réussi à atteindre la cantine d'un pas hagard, j'ai déposé mon plateau par mégarde à côté d'un chef à plein de plumes. Je n'étais pas encore assise que je l'ai entendu dire :
- Ah Cinderela, enfin ! Ca fait deux heures que j'essaie de vous joindre. J'ai besoin d'une livraison de miellat en urgence...
Je me suis assise et j'ai dit :
- Je ne sais pas si vous êtes au courant mais dans le mot pause-repas y a pause ce qui veut dire en français dans le texte on-ne-parle-pas-boulot-à-table. C'est clair ?

Silence de mort... J'ai attaqué mon potage sous les yeux stupéfaits des autres fourmis. D'accord, ceci n'est absolument pas ERMTiquement correct. Mais c'est fou ce que ça fait du bien. Et en plus le potage était très bon !
Vous prendrez bien un petit bol de soupe ?
Jeudi 22 novembre 2007
par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : La gazette des blogs
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Bruno s'inquiète de mon avenir professionnel parce que j'ai employé le mot "charrette" dans une réponse à un com'. C'est gentil Bruno, mais je n'ai pas la tête sur le billot (enfin, pas que je sache, du moins !). Elle est juste sous l'eau (nuance).
J'ai piqué ça à des connaissances qui sont architectes : grosso modo c'est le moment où on se met à bosser comme des malades parce que l'on est en retard.
J'ai trouvé une définition ici (c'est fou, on faisait comment sans internet avant, hein ???) et je vous en copie un extrait :

L'expression charrette est utilisée pour désigner une surcharge de travail. Au siècle dernier, à l'Ecole d'architecture de Paris et à l'occasion des affichages de travaux de fin d'année, les anciens demandaient aux bizuts de les accompagner de leur domicile jusqu'à l'Ecole, où leurs travaux étaient jugés. Les bizuts tractaient une vraie charrette et récupéraient de place en place leurs aînés, encombrés de plans et de dessins. Cette pratique intervenait donc au terme d'un travail intense, dans une ambiance de fébrilité et d'anxiété.
 

Voilà pour les 30 secondes culturelles.
Tout cela pour dire que chez les fourmis ces temps-ci, c'est carrément la presse.
Vous vous souvenez de la jeune embauchée ? Je ne m'étais pas trop trompée dans mes prévisions, elle a annoncé mardi midi qu'elle avait trouvé un autre boulot et elle est partie hier midi.
Bonjour l'ambiance, j'en connais qui ont sérieusement fait la tête.
Quitter ERMT pour une petite boîte de rien du tout et un salaire plus faible est visiblement un crime de lèse-majesté notre Reine bien aimée... et un moyen efficace de froisser l'égo des chefs à un ou deux plumes (les autres ne s'étant pas encore rendu compte de notre existence, ce n'est pas un problème pour eux).

Quant à l'autre jeune, celui que je baby-sitte coache à distance, il est tombé malade. Déjà que la rentabilité n'était pas terrible...

Le collègue qui sent pas bon a remis ça... et j'ai très mal à la tête : j'ai dû prendre froid à force de laisser la fenêtre ouverte.

Quant aux autres, ils sont visiblement débordés : ceux qui ne sont pas en RTT nous racontent en long en large et en travers : leur divorce, celui de leurs enfants, le suicide du neveu, la petite amie du fiston, les colliques de la petite dernière et leur prochaine opération. On n'a rien demandé, pourtant...

Je suis rarement à mon bureau, je passe mes journées à me balader dans la laiterie avec un casque sans fil sur la tête et un portable dans la poche. Ca fait un peu la fille cigale qui parle toute seule, mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour régler tous les problèmes divers et avariés sans perdre trop de temps. Bref. Et j'ai réalisé mercredi qu'un de mes collburs foumis note les horaires de mes déplacements dans un fichier spécial de son PC. Je me pose quelques questions sur sa santé mentale...

Comme cette semaine était LA semaine de rendu du bilan de production miellat et que l'on était TRES en retard, j'ai utilisé l'expression "charrette".
On a obtenu une remise de peine jusqu'à la semaine prochaine. Après être sortie très très tard tous les soirs, hier j'étais franchement crevée. Et très énervée.

Hier soir j'ai donc décidé de faire ma blonde : j'ai pris un rendez-vous chez le coiffeur et j'ai quitté le boulot super tôt. Ce qui m'a permis de souffler un peu.
Et d'éviter à un collbur fourmi de se retrouver avec le dernier écran à tube cathodique de la laiterie encastré sur la tête : il était en train de m'expliquer comment je devais organiser MA vie pour MES enfants (je dis ça comme ça, mais j'ai pas l'impression d'avoir des enfants, et c'est une chose qui semble difficile de se produire sans s'en apercevoir quand on est une femme...) et j'ai failli voir rouge. Heureusement pour lui : j'étais pressée et en retard pour le coiffeur...
 
Allez, je vous laisse : je vais profiter du week-end, du beau soleil et du bon air frais et vivifiant... franchement vivifiant si j'en crois Chat-Limar qui m'a demandé "chi che me chentais bien, oui ?" quand lui ai proposé d'aller faire un tour dehors !
Samedi 17 novembre 2007
par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : La gazette des blogs
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C’est la fin de la soirée pour Livie. Lorsque sa sœur vient la chercher, elle remarque que Livie affiche un sourire béat.
« A quoi rêves-tu soeurette ?
- Alors Livie, on s’est enfin trouvé un amoureux ? questionne Antoine avec tact et finesse.
- De quoi il se mêle l’autre ?
- Sois gentille avec mon copain, même s’il est un peu indiscret. Bon, allez, raconte, je te promets que je ne dirai rien aux parents.
- Désolée, mais il n’y a rien à raconter » répond Livie en continuant à sourire et en regardant son reflet dans la vitre de la voiture.
Jeudi 15 novembre 2007
par Cinderela publié dans : Rêveries & cie (nouvelle) communauté : L'écriture dans tous ses états
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Journal – fin janvier – première
La soirée a enfin débuté. Finalement, je ne suis pas sure de prendre goût à ce genre de choses. Je t’explique :
L’ambiance : nulle. Il y avait un buffet, mais personne n’avait l’air de s’y intéresser. Apolline est venue me voir, puis son père qui est prof d’anglais, nous a rejoint, mais il n’est pas resté avec nous. Lui aussi avait l’air de s’ennuyer ferme.
La musique : nulle. Comme je ne me sentais pas d’aller me ridiculiser toute seule au milieu de la piste, je suis restée en retrait avec Apolline. « Dire que je fais tapisserie », a-t-elle remarqué d’un air rageur. Comme si c’était de ma faute ! Augustin est venu vers nous. « Quand même, il se décide à m’inviter, ce n’est pas trop tôt ! » Apolline s’est levée et s’est avancée vers lui tout sourire… et c’est moi qu’il a invitée. Elle n’avait pas l’air très contente et tous les autres étaient morts de rire. C’est tout juste s’ils ne nous ont pas crié « Ouh, les zamoureux ». Ce lycée, c’est vraiment la petite maternelle.
Après deux rocks, le type bizarre qui tenait la sono est venu me voir et il m’a dit : « Je ne te connais pas, mais j’aimerais bien danser un slow avec toi », avec un sourire niais façon « t’es flattée, poulette, hein ? ».
J’ai été un peu surprise (et pas du tout flattée) et j’ai répondu en souriant : «  Je ne sais pas, on verra si je n’ai rien de mieux à faire.
- Je ne vois pas ce que tu pourrais avoir de mieux à faire que danser un slow avec moi, a répondu mister-drague,
- Moi en tout cas, je vois bien. » J’ai tourné les talons et je l’ai planté là. Boum !
Caro m’a dit qu’elle aurait accepté « quitte à lui faire comprendre qu’il fallait qu’il se calme » s’il devenait trop collant. Moi, je fais comprendre tout de suite : comme ça, on gagne du temps.
Il y a bien eu des slows, et il ne s’est pas manifesté. Au troisième slow, j’ai vu Augustin arriver juste en face de moi. Apolline m’avait rejointe et comme pour la première fois, elle s’est levée, elle s’est avancée vers lui et il lui a dit : « Tu crois que Livie accepterait de danser un slow avec moi ? » Pauvre Apolline, tu aurais dû voir sa tête. Je me demande s’il est demeuré ou s’il le fait juste exprès ? En tout cas, c’est drôlement bien imité.
Bref, je me suis retrouvée dans ses bras, la tête contre son épaule, parce qu’il me serrait trop fort. Ce n’était pas super confortable comme position et je ne me sentais pas à l’aise du tout. C’était la fin, mais il y a eu un autre slow. Je lui ai dit que je ne savais pas danser « ce genre de truc » et franchement je n’aime pas trop ça : ça ne bouge pas assez, on s’ennuie. Pour faire passer le temps, j’ai fait la causette. C’est long, un slow !
C’est comme ça que j’ai appris le nom du garçon que j’ai envoyé se faire voir ailleurs et que je me suis aperçue qu’Augustin avait tout entendu.
Après, c’est Sébastien qui est venue me chercher : « Ne garde pas Livie pour toi tout seul et laisse un peu les autres en profiter ». Merci, je ne suis pas une chose ! Et Apolline a pu enfin danser avec Augustin. Grand bien lui fasse !
Mercredi 14 novembre 2007
par Cinderela publié dans : Rêveries & cie (nouvelle) communauté : L'écriture dans tous ses états
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avat-pirate.pngJ'ai cité Captaine Lili, que l'on ne présente plus mais que je vais présenter quand même, hop, pour le plaisir !
Ndlr : j'ai sorti le déguisement de pirate pour l'occasion.

Ca
ptaine Lili est funambule des étoiles, elle vit en apesanteur quelque part du côté de la belle ville de Lyon et lorsqu'elle revient parmi nous sur terre, c'est pour voir un match de son équipe préférée, j'ai cité : l'OL.
J'oubliais de préciser que Captaine Lili est aussi poétesse talentueuse et écrivaine publiée ! Ses écrits sont accessibles depuis son blog. Et j'en profite pour lui souhaiter bon courage pour l'écriture de son roman... tout en trépignant d'impatience en attendant de voir le résultat !

Aujourd'hui étant un jour particulier, Captaine, pour commencer je te souhaite un :

JOYEUX ANNIVERSAIRE !

Une bougie en photo et les 25 autres par ondes positives de tout coeur.
Je comptais taper ta note spéciale dédicace un soir plus calme et puis je me suis dit que non, ça serait trop bête de laisser passer une pareille occasion !

Tout d'abord et comme d'habitude pour ce genre de note : musique !
Je sais que tu es une fan de Bénabar, mais commencer par "J'veux pas y aller à ce dîner..." je trouve que ce n'était pas trop de circonstance, puisque ce soir tu es mon invitée d'honneur.
Alors voilà ce que j'ai plutôt choisi pour toi :




Et comme Captaine est poète, je me dois de lui écrire quelques vers pour la peine :
Ndlr : on va tenter le Haïku, c'est plus court !
Captaine Lili des étoiles
Ecrits étincelles
Sourire illumine la toile

Bisous Captaine et encore bon anniversaire !
Mardi 13 novembre 2007
par Cinderela publié dans : blog communauté : La gazette des blogs
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(roulement de tambour) : Captaine Lili !!!

Si si, promis : en lisant les com', je m'aperçois que c'est elle qui est arrivée 5000ème !
Moi je me suis connectée à la place 5006, un peu plus et j'étais bonne pour me dédicacer ma propre note (ouf, je l'ai échappée belle : je ne suis pas schizo à ce point).
L'agent K a dû faire le 5007ème... désolée K ! Mais toi tu as déjà eu quelques notes à ton honneur.

Me voilà donc tenue de faire un peu de poésie... ben oui, c'était la règle ! Ca tombe bien, ce matin j'ai découvert un truc qui s'appelait le Haïku : 3 vers, 5-7-5 pieds. Je devrais m'en sortir...
Ndlr : enfin, je l'espère. Comme d'hab', au bout de 3 semaines sans nouvelle, merci d'appeler les secours pour qu'ils délivrent une cigale tourneboulée par la versification.

Ok, Captaine, laisse-moi un peu de temps et je te promets que tu auras ta note dédicacée rien que pour toi.
Et merci à tous les autres d'avoir joué... Ne vous désespérez pas d'être arrivé trop tôt ou trop tard, il vous reste une chance : on va remettre ça pour le 500ème com' !

Ici en direct du blog La cigale chez les fourmis, voici la réaction de l'heureuse gagnante interviewée par les soin de notre reportère spéciale :
"
youpiiiiiiiiiiii !
C'est drôle que ce soit moi la gagnante alors que tu avais précisé que pour la poésie, tu ne promettais rien... Le hasard fait bien les choses, non ? hihihi !
Mais franchement, tu fais la note que tu veux, et quand tu veux...
J'vais me pencher sur la réponse à Raoul en attendant... ;-)
re youpiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !"

Merci Captaine Lili d'avoir répondu à notre reportère avec autant d'enthousiasme.


Lundi 12 novembre 2007
par Cinderela publié dans : blog communauté : La gazette des blogs
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L'année se termine, c'est bientôt la saison des augmentations chez les fourmis... Pour fêter ça, rediffusion d'un épisode du roman de la cigale et d'une tranche d'une de mes vies antérieures.

- Cinderela, je peux vous voir dans mon bureau ?
Bonté divine, il y avait longtemps !
J’ai donc suivi Signal-Caulgait' jusqu’au confessionnal en me demandant quelle cigalerie j’avais bien pu commettre. Ce jour-là, il était visiblement de bonne humeur, me racontant le dernier concours réussi par son fils et ses futures vacances sur la Côte d’Azur.
Ndlr : Signal-Caulgait' était mon premier chef chez les fourmis, lorsque je travaillais comme une esclave aux corvées de ravitaillement avant d'aller couler des jours plus tranquilles à la laiterie.

Il m’a faite asseoir avec forces politesses, allant jusqu’à me demander des nouvelles de ma santé et trouvant que j’étais un peu pâle.
- C’est parce que je travaille trop chef, ai-je répondu dans une inutile tentative d’humour.
La fourmi n’est pas rieuse, c’est là son moindre défaut.

Il a sorti quelques papiers et un nombre impressionnant de salamalecs plus tard, s’est enfin décidé à attaquer le vif du sujet :
- Comme vous le savez Cinderela, c’est actuellement la période des augmentations…
Je le savais, mais j’avais oublié. Depuis 3 ans que j’étais chez ERMT, je n’avais pas eu d’augmentation parce que :
  • Je venais d’arriver et j’étais nouvelle dans le service
  • J’avais des problèmes relationnels avec Morse Pâmalin. Surtout depuis le soir où je lui avais comprendre que je ne repasserai pas ses chemises. Jamais. Même pas dans ses rêves.
  • Je n’avais pas atteint mes quotas de l'année. Ou plus exactement, je les aurais atteints et même dépassés si Morse ne les avait pas multiplié par quatre sans me prévenir une semaine avant l’échéance. Oups.
Donc pour moi, c’était plutôt la période des non-augmentations, un peu comme les jours de non-anniversaire dans Alice au Pays des Merveilles.
- … et cette année, nous avons décidé de vous accorder une augmentation.

J’en suis restée muette de surprise. Si je n’avais pas été assise, je me serais retrouvée par terre. J’ai même failli en tomber de ma chaise, d’ailleurs.
Enfin, me suis-je dit, j’ai fait quelque chose de bien et ça a été remarqué.

- Que me vaut un tel honneur ? ai-je demandé naïvement.
- Eh bien, a répondu Signal-Caulgait’ en toussotant pour masquer sa gêne, il se trouve que vous êtes la personne la plus mal payée de votre catégorie, donc nous avons décidé…
Traduction : même pour une cigale (payée 20% de moins qu'une fourmi par définition), j’étais franchement mal payée. Ca fait toujours plaisir de se sentir reconnue ! Et tant pis pour mes illusions de travail méritant.

- ... donc, nous vous accordons la somme de 8,73 boutons d’or par mois.
Ndlr : un bouton d'or chez les fourmis vaut grosso modo un euro.
- Net ? ai-je demandé prudemment.
- Non brut, a répondu Signal avec un air étonné que je puisse proférer une telle absurdité.

Alors voyons… 8 fois 3 égale 24, je pose 4 et je retiens 2, 8 fois 7… 8 fois 8 égale 64 plus 5 égale 69 soit si je ne m’abuse 6,984 boutons d’or nets par mois. De quoi s’offrir une place de ciné tarif réduit ou un contenant de pop-corn taille moyenne. Quel luxe !
Et si je divise par 3, cela nous fait en moyenne 2,328 boutons d'or d'augmentation mensuelle tous les ans. C'est surtout le dernier 8 qui est important.

- Vous en pensez quoi, à chaud ? m’a demandé Signal avec un grand sourire.
Vous vous payez ma  tête de cigale ? ai-je pensé tout en répondant :
- Ah quand même…
- Qu'allez-vous faire de votre argent ?
- Eh bien, ça va être un peu juste pour un voyage aux Bahamas, donc je vais me contenter de renouveler mon abonnement à Tricotin et Bricolage.

Signal m'a regardée avec consternation, puis il a repris sur le ton que l'on emploie pour expliquer un truc archi-simple à un enfant de 3 ans franchement attardé :
- Sinon chez ERMT nous avons des placements tout à fait intéressants permettant aux employés de devenir actionnaires de la fourmilière...

Ah non ! Je ne suis peut-être pas radine comme la fourmi ma voisine, mais il faudrait voir à ne pas me piquer l'aumone la fabuleuse augmentation que l’on vient juste de m’octroyer. Sans blague.


Lundi 12 novembre 2007
par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : L'écriture dans tous ses états
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