La photo du jour

Introduction

undefinedMais qui c'est cette cigale qui se prend pour une fille ? Ou cette fille qui se prend pour une cigale ? Et cette histoire de fourmis, c'est quoi au juste ?

Bonjour ! Je m'appelle Cinderela, cigale de mon état, et je vis avec mon chat-rançon angora, Chat-Limar, chat politique et chat-teigne certifiés.  Quant aux fourmis mes voisines, mais pas nécessairement mes copines, c'est une longue histoire... lisez plutôt  les derniers articles en ligne ! Ou allez faire un tour chez Les équipières où je coblogue avec les copines.

    Si j'étais un objet je serais un vase à pieds - Pour me déplacer dès que les autres ont le dos tournéundefined
    Si j'étais un animal je serais une cigale - Je chanterais tout l'été et sur les blogs m'amuserais
    Si j'étais un fruit je serais une fraise Tagada - Pour être assortie à mon chat à moi   
    Si j'étais un vêtement je serais une écharpe - Flashy, rigolote et surtout pas tarte
    Si j'étais une couleur je serais orange - Pour briller et embraser tous les coins étranges

 

 
Bienvenue à toi, ami insecte de passage sur ce blog. 
Mercredi 12 décembre 2007
Je regarde Chat-Limar assis sur le canapé avec son ventre qui fait comme une forme de poire...
C'est pas possible, ce chat est une espèce non répertoriée de fraise Tagada.

Et soudain, une constellation de tâches boueuses sur mon canapé me fait de l'oeil.

Rectification : c'est le croisement d'un porcinet ET d'une fraise Tagada.
Ndlr : Je crois que je viens de décrocher le Nobel en zoologie !
par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : La gazette des blogs
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Dimanche 9 décembre 2007
Chez les fourmis, dans une crise de modernité nous permettant de nous sentir partie intégrante de l'élan entrepreneur qui nous hisse vers le top de la performance (je n'ai jamais rien compris à ce genre de phrase, mais vous admettrez comme moi que ça jette un max, non ?) "on" nous a fourni de nouveaux téléphones portables.
  
N'étant pas fan de ce genre de bidule, surtout depuis la soirée d'Halloween, j'ai tendance à l'oublier dans un tiroir de mon bureau le soir ou à ne l'emporter à la maison le week-end que lorsqu'il est déchargé. En laissant le chargeur à la fourmilière. C'est fou ce que je peux être étourdie...

Et puis l'autre soir, en lobotomisant devant la télévision avec Chat-Limar, j'ai réalisé que le téléphone-MP3-appareil photo rose avec des strass présenté dans le matraquage pré-fêtes de Noël la publicité ressemblait étrangement à mon nouveau bidulophone professionnel. A la différence près que celui-ci est noir mat.
La couleur noire c'est sûrement pour faire hyper proactif top executive dans l'efficience. Ne me demandez surtout pas ce que ça signifie.

Du coup, j'ai décidé de m'intéresser à la question. J'étais un peu étonnée, mais SI : chez ERMT on nous a bien donné le dernier modèle du bidulophone hype, couleur exceptée. Si l'on considère que nos ordinateurs feraient vieillots dans Cosmos 1999 (que ce soit par le look ou l'absence de performance), c'est carrément la quatrième dimension.
Un acheteur doit avoir un pote qui travaille dans une ruche à fabriquer les bidulophones made in China ou on a épuisé les stocks de matériel de l'époque stalinienne. Je ne vois pas d'autre explication.

J'ai décidé de ne pas faire de mauvais esprit et de faire plutôt un petit tour sur internet pour récupérer le mode d'emploi du machin bidulophone. Une visite dans un grand magasin plus tard, j'étais pourvue d'une carte mémoire et j'avais transformé le bidulophone en zikmobile comme disent les djeunz. Avec le casque sans fil sur la tête (celui qui fait croire aux autres que je parle toute seule), c'est carrément génial.
 
Yeah-pah !!!
Vous savez comme dans :
par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : BLOGS, en parler ...
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Vendredi 7 décembre 2007
- Cinderela, il faut que je vois Tartant Pîon tout de suite, c'est urgent !
- Urgent comment ? ai-je demandé tout en continuant de taper sur le clavier de mon ordinateur  en écoutant distraitement l'intrus qui venait de débouler dans mon bureau.
Ndlr : chez les fourmis, nous avons des degrés dans l'urgence, ce qui m'a toujours fait rire. C'est "plus  urgent" (que les autres) ou "moins urgent" (que la prochaine fois) à moins que ce ne soit "urgent comme" (un désir de la Reine) etc... "- Et sur une échelle de 1 à 12, c'est urgent comment ? - 25 !!!!"
Vous voyez le genre...

Sans laisser mon interlocuteur débiter les menaces et/ou sévices que me vaut en règle générale ce genre de question ironique, j'ai levé la tête.
- Attendez, ai-je dit en réfléchissant, Mr Tartant Pîon est parti en vacances mercredi soir...
- Mais mais mais c'est pas possible ! Il m'avait promis et s'était engagé personnellement sur une commande ultra-prioritaire. Il rentre quand ?
- Après Noël.
- Je vais le tuer !!!
- Ah non, ai-je dit. Impossible. Pour cela aussi il va falloir attendre son retour.

Je suis vachement serviable comme cigale, vous ne trouvez pas ?


par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : La gazette des blogs
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Lundi 3 décembre 2007
Une heure plus tard, après métro, train de banlieue etc... je viens de battre mon record d'apnée. Le train émerge du dernier tunnel et freine dans la gare qui dessert le quartier d'ERMT maison mère. Aussi incroyable que ça puisse paraître, il fait beau. Mais toujours aussi froid avec en prime gratuite un petit vent bien insistant.
Il est tard, très tard. Du coup, les longues files de fourmis ont déjà gagné leurs bureaux et je suis seule ou presque dans la rue, à marcher d'un bon pas en faisant claquer mes talons et en soufflant des petits panaches de fumées. Si ce n'était cette réunion où je suis attendue depuis près d'une heure, je me sentirais en vacances...
Me voilà à l'accueil où une abeille trop maquillée dont le visage ressemble à un masque en carton me fait les gros yeux en m'indiquant la direction de la salle de réunion. Elle n'ose pas trop me morigéner : un froncement de sourcils supplémentaire et tout son fond de teint risque de craquer d'un coup et de tomber sur le comptoir comme des miettes de pain.
Direction les toilettes pour dames : l'écharpe et le blouson disparaissent dans la valise tandis que j'enfile une veste cintrée puis attrappe une brosse. Je transforme ma chevelure bouclée et hirsute en un chigon strict, mets un peu de rouge sur mes lèvres et un bon centimètre de Rimmel sur mes cils. Qui a dit que les filles qui manquaient d'assurance allongeait leurs cils ?
Je jette un regard à mon reflet. Bonté divine ce que je peux être pâle. Une vraie endive. Un quart d'heure de marche au dehors n'ayant pas réussi à me donner des couleurs, je reprends mon rouge à lèvre et en utilise un chouïa pour une bonne mine artificielle. Sans ressembler à Bécassine, ce qui demande toute une technique. Hop, un nuage de parfum pour chasser les odeurs de métro et c'est parti.
Après avoir localisé par miracle la salle de réunion dans les dédales des galeries, je repère un téléphone. Comment se fait-il qu'il n'y ait personne ?
Je rappelle les collègues et "on" me dit qu'un chef à pleins de plumes ayant décidé une réunion pour instruire ses ouailles de ses dernières trouvailles, ma conférence à moi est reportée dans l'après-midi.
Parfait, je vais même pouvoir m'avancer dans mon travail en attendant. Que demande le peuple ?

par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : La gazette des blogs
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Dimanche 2 décembre 2007
Lundi 8 heures du matin. Descente du TGV en gare Montparnasse. Je suis debout depuis 5 heures, je viens de passer deux heures et demi dans un shaker à roulettes et là une file ininterrompue de gens remonte les quais en se bousculant vers la gare. Manque de chance, je suis dans la dernière voiture. Coup de chance, ça me permet d'apercevoir un coin de ciel. Pas vraiment bleu mais plus tout à fait noir non plus. Mais bonté divine, qu'est-ce qu'il fait froid ce matin.
Un petit sourire en suivant la cohue humaine : tout le monde porte manteaux ou vestes noirs, écharpes assortie. Et moi, comme d'habitude, qui descend du wagon de première avec un anorak rose (fluo) et une écharpe jaune et orange (fluos). Le noir, je n'y arrive pas.
Descente dans les entrailles de la gare en essayant de ne pas descendre un escalator la tête la première : difficile de suivre le flot quand on n'y est pas habituée, surtout avec une grosse valise et des talons aiguilles.
Quai du métro : cohue humaine compacte sur cinq rangées. Pas possible, tous les TGV de France et de Navarre arrivent à la même heure ici ?
Je regarde la cohue piétiner puis monter dans la rame en gare. Ne me sentant nullement l'âme d'une sardine, je laisse partir le premier convoi. Puis le deuxième.
Il est quelle heure au fait ? Zut, l'heure à laquelle je dois commencer ma conférence à fourmi-land maison mère.
Coup de fil à un collègue puis inspiration et action : me voilà dans un wagon, écrasée comme je l'ai rarement été.
Une femme recule précipitamment lorsque la porte se ferme. Elle croise mon regard et miracle, elle me sourit. Je lui rends son sourire en me disant que cette journée ne sera peut-être pas aussi pénible que ça.
Je me rappelle soudain que la semaine dernière un collègue m'a dit de faire attention : des gens se font poignarder dans le métro. Etant donné que je ne peux même pas bouger le bras pour sortir le livre qui est dans mon sac à main (et je ne parle pas de porter le dit livre à hauteur d'oeil ou même de le LIRE), me voilà rassurée : dans une presse pareille il est techniquement impossible de poignarder quelqu'un. Ca a du bon les transport en commun à la mode Saupiquet...
par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : La gazette des blogs
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Jeudi 22 novembre 2007
Cette semaine, j'ai été assez absente des blogs. Je n'étais pas en balade mais la tête sous l'eau, engluée dans les bilans de livraison de miellat.

Vous savez, les trucs sympas où l'on compte les bidons qui rentrent (vides) ceux qui sortent (pleins) et une fois que l'on a multiplié le nombre de pucerons par la racine carrée de la taille du stagiaire et le tout pondéré par l'âge de notre bien-aimée
cheffe de la laiterie, on s'aperçoit QU'IL EN MANQUE UN !
Et on recommence tous les comptes pour cette saleté de bidon qui n'a pourtant pas pu partir à pattes et on s'aperçoit QU'IL Y EN A DEUX EN TROP.
Et on recommence tous les comptes alors que la tension monte et que tout le monde s'énerve et on trouve CHACUN UN NOMBRE DIFFÉRENT.
Etc etc... jusqu'à ce que l'on se mette d'accord pour en finir ou qu'on abandonne faute de combattants parce que tout le monde a fini par donner sa démission.

Bref, le soir quand je rentrais chez moi j'étais dans l'état d'une courgette tendance légumineuse et il fallait que Chat-Limar saute littéralement dans mon bol de verveine en poussant des "chat-moi !!!" indignés pour que je m'aperçoive que j'étais en train de touiller la dite verveine avec la chuchette à la chouris qu'il venait juste de me réclamer pour la 150ème fois.
Bouderie du chat qui part drapé dans sa dignité et dans un de mes torchons (la verveine, même chaude, chat mouille) tout en secouant sa chuchette d'un air dégoûté pour l'égoûter (pas coule).

Et l'avantage des journées sérieusement gonflantes défits exaltants de ce genre, c'est que l'on finit par se lâcher gravement. Ce midi par exemple, où après 5 heures à me chauffer les antennes sur la mise en forme du bilan et les dernières remarques de ma cheffe, j'ai enfin mis le tout au courrier puis ai réussi à atteindre la cantine d'un pas hagard, j'ai déposé mon plateau par mégarde à côté d'un chef à plein de plumes. Je n'étais pas encore assise que je l'ai entendu dire :
- Ah Cinderela, enfin ! Ca fait deux heures que j'essaie de vous joindre. J'ai besoin d'une livraison de miellat en urgence...
Je me suis assise et j'ai dit :
- Je ne sais pas si vous êtes au courant mais dans le mot pause-repas y a pause ce qui veut dire en français dans le texte on-ne-parle-pas-boulot-à-table. C'est clair ?

Silence de mort... J'ai attaqué mon potage sous les yeux stupéfaits des autres fourmis. D'accord, ceci n'est absolument pas ERMTiquement correct. Mais c'est fou ce que ça fait du bien. Et en plus le potage était très bon !
Vous prendrez bien un petit bol de soupe ?
par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : La gazette des blogs
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Samedi 17 novembre 2007
Bruno s'inquiète de mon avenir professionnel parce que j'ai employé le mot "charrette" dans une réponse à un com'. C'est gentil Bruno, mais je n'ai pas la tête sur le billot (enfin, pas que je sache, du moins !). Elle est juste sous l'eau (nuance).
J'ai piqué ça à des connaissances qui sont architectes : grosso modo c'est le moment où on se met à bosser comme des malades parce que l'on est en retard.
J'ai trouvé une définition ici (c'est fou, on faisait comment sans internet avant, hein ???) et je vous en copie un extrait :

L'expression charrette est utilisée pour désigner une surcharge de travail. Au siècle dernier, à l'Ecole d'architecture de Paris et à l'occasion des affichages de travaux de fin d'année, les anciens demandaient aux bizuts de les accompagner de leur domicile jusqu'à l'Ecole, où leurs travaux étaient jugés. Les bizuts tractaient une vraie charrette et récupéraient de place en place leurs aînés, encombrés de plans et de dessins. Cette pratique intervenait donc au terme d'un travail intense, dans une ambiance de fébrilité et d'anxiété.
 

Voilà pour les 30 secondes culturelles.
Tout cela pour dire que chez les fourmis ces temps-ci, c'est carrément la presse.
Vous vous souvenez de la jeune embauchée ? Je ne m'étais pas trop trompée dans mes prévisions, elle a annoncé mardi midi qu'elle avait trouvé un autre boulot et elle est partie hier midi.
Bonjour l'ambiance, j'en connais qui ont sérieusement fait la tête.
Quitter ERMT pour une petite boîte de rien du tout et un salaire plus faible est visiblement un crime de lèse-majesté notre Reine bien aimée... et un moyen efficace de froisser l'égo des chefs à un ou deux plumes (les autres ne s'étant pas encore rendu compte de notre existence, ce n'est pas un problème pour eux).

Quant à l'autre jeune, celui que je baby-sitte coache à distance, il est tombé malade. Déjà que la rentabilité n'était pas terrible...

Le collègue qui sent pas bon a remis ça... et j'ai très mal à la tête : j'ai dû prendre froid à force de laisser la fenêtre ouverte.

Quant aux autres, ils sont visiblement débordés : ceux qui ne sont pas en RTT nous racontent en long en large et en travers : leur divorce, celui de leurs enfants, le suicide du neveu, la petite amie du fiston, les colliques de la petite dernière et leur prochaine opération. On n'a rien demandé, pourtant...

Je suis rarement à mon bureau, je passe mes journées à me balader dans la laiterie avec un casque sans fil sur la tête et un portable dans la poche. Ca fait un peu la fille cigale qui parle toute seule, mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour régler tous les problèmes divers et avariés sans perdre trop de temps. Bref. Et j'ai réalisé mercredi qu'un de mes collburs foumis note les horaires de mes déplacements dans un fichier spécial de son PC. Je me pose quelques questions sur sa santé mentale...

Comme cette semaine était LA semaine de rendu du bilan de production miellat et que l'on était TRES en retard, j'ai utilisé l'expression "charrette".
On a obtenu une remise de peine jusqu'à la semaine prochaine. Après être sortie très très tard tous les soirs, hier j'étais franchement crevée. Et très énervée.

Hier soir j'ai donc décidé de faire ma blonde : j'ai pris un rendez-vous chez le coiffeur et j'ai quitté le boulot super tôt. Ce qui m'a permis de souffler un peu.
Et d'éviter à un collbur fourmi de se retrouver avec le dernier écran à tube cathodique de la laiterie encastré sur la tête : il était en train de m'expliquer comment je devais organiser MA vie pour MES enfants (je dis ça comme ça, mais j'ai pas l'impression d'avoir des enfants, et c'est une chose qui semble difficile de se produire sans s'en apercevoir quand on est une femme...) et j'ai failli voir rouge. Heureusement pour lui : j'étais pressée et en retard pour le coiffeur...
 
Allez, je vous laisse : je vais profiter du week-end, du beau soleil et du bon air frais et vivifiant... franchement vivifiant si j'en crois Chat-Limar qui m'a demandé "chi che me chentais bien, oui ?" quand lui ai proposé d'aller faire un tour dehors !
par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : La gazette des blogs
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Lundi 12 novembre 2007
L'année se termine, c'est bientôt la saison des augmentations chez les fourmis... Pour fêter ça, rediffusion d'un épisode du roman de la cigale et d'une tranche d'une de mes vies antérieures.

- Cinderela, je peux vous voir dans mon bureau ?
Bonté divine, il y avait longtemps !
J’ai donc suivi Signal-Caulgait' jusqu’au confessionnal en me demandant quelle cigalerie j’avais bien pu commettre. Ce jour-là, il était visiblement de bonne humeur, me racontant le dernier concours réussi par son fils et ses futures vacances sur la Côte d’Azur.
Ndlr : Signal-Caulgait' était mon premier chef chez les fourmis, lorsque je travaillais comme une esclave aux corvées de ravitaillement avant d'aller couler des jours plus tranquilles à la laiterie.

Il m’a faite asseoir avec forces politesses, allant jusqu’à me demander des nouvelles de ma santé et trouvant que j’étais un peu pâle.
- C’est parce que je travaille trop chef, ai-je répondu dans une inutile tentative d’humour.
La fourmi n’est pas rieuse, c’est là son moindre défaut.

Il a sorti quelques papiers et un nombre impressionnant de salamalecs plus tard, s’est enfin décidé à attaquer le vif du sujet :
- Comme vous le savez Cinderela, c’est actuellement la période des augmentations…
Je le savais, mais j’avais oublié. Depuis 3 ans que j’étais chez ERMT, je n’avais pas eu d’augmentation parce que :
  • Je venais d’arriver et j’étais nouvelle dans le service
  • J’avais des problèmes relationnels avec Morse Pâmalin. Surtout depuis le soir où je lui avais comprendre que je ne repasserai pas ses chemises. Jamais. Même pas dans ses rêves.
  • Je n’avais pas atteint mes quotas de l'année. Ou plus exactement, je les aurais atteints et même dépassés si Morse ne les avait pas multiplié par quatre sans me prévenir une semaine avant l’échéance. Oups.
Donc pour moi, c’était plutôt la période des non-augmentations, un peu comme les jours de non-anniversaire dans Alice au Pays des Merveilles.
- … et cette année, nous avons décidé de vous accorder une augmentation.

J’en suis restée muette de surprise. Si je n’avais pas été assise, je me serais retrouvée par terre. J’ai même failli en tomber de ma chaise, d’ailleurs.
Enfin, me suis-je dit, j’ai fait quelque chose de bien et ça a été remarqué.

- Que me vaut un tel honneur ? ai-je demandé naïvement.
- Eh bien, a répondu Signal-Caulgait’ en toussotant pour masquer sa gêne, il se trouve que vous êtes la personne la plus mal payée de votre catégorie, donc nous avons décidé…
Traduction : même pour une cigale (payée 20% de moins qu'une fourmi par définition), j’étais franchement mal payée. Ca fait toujours plaisir de se sentir reconnue ! Et tant pis pour mes illusions de travail méritant.

- ... donc, nous vous accordons la somme de 8,73 boutons d’or par mois.
Ndlr : un bouton d'or chez les fourmis vaut grosso modo un euro.
- Net ? ai-je demandé prudemment.
- Non brut, a répondu Signal avec un air étonné que je puisse proférer une telle absurdité.

Alors voyons… 8 fois 3 égale 24, je pose 4 et je retiens 2, 8 fois 7… 8 fois 8 égale 64 plus 5 égale 69 soit si je ne m’abuse 6,984 boutons d’or nets par mois. De quoi s’offrir une place de ciné tarif réduit ou un contenant de pop-corn taille moyenne. Quel luxe !
Et si je divise par 3, cela nous fait en moyenne 2,328 boutons d'or d'augmentation mensuelle tous les ans. C'est surtout le dernier 8 qui est important.

- Vous en pensez quoi, à chaud ? m’a demandé Signal avec un grand sourire.
Vous vous payez ma  tête de cigale ? ai-je pensé tout en répondant :
- Ah quand même…
- Qu'allez-vous faire de votre argent ?
- Eh bien, ça va être un peu juste pour un voyage aux Bahamas, donc je vais me contenter de renouveler mon abonnement à Tricotin et Bricolage.

Signal m'a regardée avec consternation, puis il a repris sur le ton que l'on emploie pour expliquer un truc archi-simple à un enfant de 3 ans franchement attardé :
- Sinon chez ERMT nous avons des placements tout à fait intéressants permettant aux employés de devenir actionnaires de la fourmilière...

Ah non ! Je ne suis peut-être pas radine comme la fourmi ma voisine, mais il faudrait voir à ne pas me piquer l'aumone la fabuleuse augmentation que l’on vient juste de m’octroyer. Sans blague.


par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 8 novembre 2007
Pour faire plaisir à Enriqueta et à tous les autres, voici ma dernière histoire de la cigale en direct de chez les fourmis.

Ca fait plusieurs jours que je trouve que ça ne sent pas très bon dans mon bureau. Et bizarrement l'odeur a l'air d'augmenter de jours en jours, même si elle fluctue de façon curieuse au cours de la journée.
Donc depuis le début de la semaine : j'aère. Toute la journée. Quelle que soit la température. Au grand dam de mes collburs (collocataires de bureau) qui ont peur d'attrapper la dernière grippe à la mode.

Ah oui, parce que chez les fourmis, on s'est modernisé :
à la laiterie, finis les bureaux individuels façon placards et bonjour aux grands open-spaces à 4 ou 6 personnes.
Il faut être moderne et vivre avec son temps, paraît-il.
Ndlr : Moi j'y vois un avantage certain : quand je n'ai pas envie de bosser, au lieu de parler toute seule dans mon coin, je fais le bazar dans le bureau et du coup il y a 5 autres personnes qui ne travaillent pas. On se sent moins seule...


Et cet après-midi, j'en ai eu marre de cette odeur nauséabonde que je suis visiblement la seule à sentir et je me suis mise à retourner le bureau.
J'ai fouillé partout, j'ai ouvert tous les cartons, inspecté les armoires, vidé les poubelles et autopsié les tiroirs.

Résultat : rien. Nada. Que dalle. Niet. Des nèfles sur toute la ligne.
Pas un seul vieux paquet de gâteaux pleins d'asticots ou un peu de vomi de puceron dans un coin.
Pas de médicament périmé depuis 1923 ni de pomme pourrie.
Pas même un bébé puceron oublié et momifié au fond d'un tiroir. Ni un stagiaire déséché dans une armoire.

Alors que j'émergeais recouverte de poussière d'un coin où j'avais juste trouvé quelques moutons dodus et deux araignées faméliques, le tout parfaitement inodore, un de mes collburs s'est approché de moi.
- Tu cherches quelque chose Cinderela ?
Ndlr : c'était quand même finement analysé, surtout si l'on tient compte du fait que je faisais du remue-ménage au sens propre du terme depuis presque une demi-heure.
- ... je peux peut-être t'aider ?
Je me suis tournée vers lui et Urrgh !!!! Merci mais non merci : je venais de trouver.

Qu'on se le dise : Tant que certains refuseront de renouer avec le confort moderne et l'eau chaude à tous les étages, cette fenêtre restera ouverte !
Beurk...

par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : La gazette des blogs
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Dimanche 28 octobre 2007
C'est un week-end banal du mois d'octobre. Il fait gris, il fait froid, il fait moche et il pleut : bref, il ne manque plus que le blizard et les congères mais pour ce qui est de la météo, on a connu mieux.
Et là, soudain, en plein milieu d'une émission sur le réchauffement climatique sur France 5, Chat-Limar et moi en avons eu brusquement marre. De tout. Et de manière définitive.

On est tout les deux allés se mettre dans le lit, je lui ai fait une petite place sur mon oreiller, il a mis sa tête dans mon cou et j'ai remonté la couette sur nous. Ne dépassaient plus que deux mèches de mes cheveux et une touffe de ses poils afin d'assurer une prise d'air.

Nous avons ainsi commencé à méditer sur l'inanité de la vie en général et sur l'injustice et la cruauté du destin qui nous frappait lorsque nous avons réalisé quelque chose : nous ne pouvions même pas noyer notre chagrin dans un chocolat viennois étant donné que pour cela il eut fallu sortir du lit et même de l'appartement car nous n'avions plus de lait. Ni de chocolat.
Suprême coup du sort qui n'hésitait pas à s'acharner sur deux êtres brisés, déjà à terre et au fond du trou où nous avions commencé à creuser.

Chat-Limar s'est alors mis à spéculer sur les excuses bidons le désarroi aussi existentiel que profond qui pourrait me permettre de me faire porter pâle à la fourmilière et de rester la journée à glandouiller devant la télé avec lui à soigner notre dépression commune.

Puis une porte a claqué et une voix s'est faite entendre :
- Qu'est-ce que vous faites
tous les deux au lit à deux heures de l'après midi ?
- On est en pleine dépression, ai-je dit.

- Prière de ne pas déranger, a rajouté Chat-Limar.
- On peut savoir pourquoi ?
- On en a marre !
- Et de quoi ?
- DE TOUT, avons-nous crié tous les deux du fin fond de notre couette.
- C'est dommage, j'avais rapporté des chuchettes à la chouris...
- CHAT-MOI !!! a crié l'ingrat parasite ventripotent le chat en me laissant choir comme une vieille chaussette et en se précipitant vers la voix.

Je n'ai pas eu le temps de terminer mes sombres méditations sur notre condition solitaire en ce bas monde que la voix a continué :
- Ainsi que deux places pour le film que tu veux voir depuis un mois Cindy.
- Allez hop, on y va, c'est parti, ai-je dit tout en avalant rapidement un beignet à la courgette froid (je n'avais pas mangé) et en rattachant à la hâte mes cheveux (je ne m'étais pas franchement peignée vraiment non plus).

Pour la dépression, merci de prendre rendez-vous. Nous ne sommes pas disponibles pour le moment. Biiip.


par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : La gazette des blogs
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Mercredi 24 octobre 2007
... et c'est bien dommage ! Parce que ça me simplifierait la vie.

Je vous explique. Un soir, j'ai fait connaissance avec mes nouveaux voisins de manière assez peu protocolaire :
- Bonsoir, je suis Cinderela, votre voisine de palier.
- Enchantés !
- Dites-moi, comme ça, incidemment, les deux sales gosses à roulettes charmants bambins skateboarders que j'ai failli écraser ce soir dans la descente de garage, ils ne seraient pas à vous ?
Tout en désignant les affreux monstres en question. Un peu pâles les monstres, parce que je leur avais fait la peur de leur de vie. Et de la mienne par la même occasion.
Ndlr : on n'a pas idée aussi de descendre à fond une pente de garage à gauche alors que les voitures montent dans l'autre sens. Dans un virage sans visibilité et mal éclairé qui plus est.
Les parents modernes sont étonnants, mes voisins en tout cas parce qu'ils l'ont plutôt bien pris. Les enfants à ce que j'ai compris, en ont entendu parler.

Et une semaine plus tard, un soir en rentrant du boulot (étant donné que je rentre du boulot TOUS les soirs, je ne vois même pas pourquoi je le précise. Passons...), j'ai trouvé dans l'évier de ma cuisine un pot de fleur qui avait perdu ses occupantes et qui ne m'appartenait pas. Le problème, c'est que le dit pot de fleur avait aussi traversé une fenêtre fermée avant d'en arriver là !
Chat-Limar n'a même pas eu besoin de me servir une des explications fumeuses de sa spécialité, j'ai compris tout de suite que pour une fois il n'y était pour rien.

Le temps que je raccroche après avoir appelé mon propriétaire pour savoir comment on procède dans un cas comme celui-ci, on sonne à ma porte. A nouveau les voisins avec leurs drôles charmants bambins.
- Ils ont quelque chose à vous dire ! a déclaré le père d'un ton menaçant.
Les pots de fleurs ne volent pas à travers les fenêtres de par leur propre chef, voilà au moins une constatation rassurante.

Bref, depuis un mois, j'appelle le vitrier qui me rappelle puis je le rappelle et je passe à son atelier etc... et ça n'avance pas. Alors qu'il est déjà venu deux fois, il m'a téléphoné la semaine dernière pour venir chez moi une fois encore.
- Vous avez reçu ma vitre ? ai-je demandé pleine d'espoir.
- Non, en fait on n'a pas bien pris les mesures, alors il faudrait que l'on repasse chez vous...
C'est mon parfum ou quoi ? Je commence à me poser des questions !


Ce matin, j'ai eu la visite des stagiaires employés du vitrier qui après s'être perdus (c'est vrai qu'à Olives-ville il y a au moins trois oliviers résidentiels, ça complique les choses) ont envahi ma minuscule cuisine à 4 (si !). Je suis sortie 15 secondes et je les ai vu repartir avec ma fenêtre sous le bras.
Vu mon air franchement interloqué, l'un des hommes a précisé :
- Ne vous inquiétez pas, on vous la ramène.
Ah ben oui merci quand même, parce qu'il fait 2°C le matin, et je préfère une vitre avec un trou et un carton que pas de vitre du tout. Tant qu'à faire. Si je peux me permettre. Sans blague.

- Quand est-ce que vous pensez pouvoir changer cette vitre ? ai-je demandé à nouveau pleine d'espoir.
- Oh, je ne sais pas, on va passer la commande, mais d'ici quinze jours-trois semaines ça devrait être bon.

PAPAAAAAA !!!!! Est-ce qu'il est vraiment trop tard pour que tu envisages une reconversion professionnelle ? Diiiiiiiis, steupéééééé !!!!
(je craque)

par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : BLOGS, en parler ...
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Jeudi 18 octobre 2007
Enriqueta dit dans un des com' d'hier : "... j'étais venue pour dire que la cigale au travail me manquait...JE VEUX LA CIGALE CHEZ LES FOURMIS!!! Siouplaît !... "
Ca tombe on ne peut mieux à pic, j'avais justement besoin de me défouler un peu.

Alors voici les dernières niouses de la fourmilière ERMT, où j'ai la joie et l'extrême privilège de passer mes journées.

Pour résumer rapidement, je travaille à la laiterie, en tant qu'assistance polyvalente et experte à tout faire d'une cheffe super overbookée et jamais là. Mais fort sympathique au demeurant. Surtout parce qu'elle n'est jamais là.
Nous avons deux nouveaux embauchés, une fourmi timide et une cigale (si !) et l'on m'a délégué l'honneur insigne de faire du baby-sitting de leur enseigner l'art de travailler chez ERMT (sans commentaire).


Comme vous le savez, cette semaine, j'ai été balade avec un gros rhube plein de crobes et ça franchement, ça ne m'arrange pas le caractère. Je passe de cigale moqueuse à migale teigneuse. Voir gâle tout court, le cas échéant.

Chez nous on est les pros de l'organisation, donc la fourmi nouvelle embauchée travaille dans un autre site à environ 150 km de là où je bosse. Donc lundi après-midi, étant donnée mon absence de rendement totale due à une pénurie d'aspirine, j'ai décidé de profiter du fait qu'un des chefs à 5 plumes se déplaçait pour squatter sa voiture et aller rendre visite à mon arpète au petit jeune.

- Cinderela, me dit-il alors que l'on venait de démarrer, quoi de neuf à la laiterie ?
Voix off : pourquoi est-ce que tous les chefs adorent potiner plus qu'une armée de concierges ? Je sens qu'ils vont être longs ces 150 km...
Réponse diplomatique :
- Comme d'habitude, monsieur.
- Comment va votre voisine du bureau, vous savez celle qui s'occupe de la livraison du miellat ?
Voix off : quand je suis arrivée à la laiterie, elle déprimait parce qu'elle était seule. Quelques mois après, elle déprimait parce que son copain habitait à l'autre bout de la France et qu'elle n'avait pas d'enfant. Puis elle a déprimé quand elle a appris qu'elle attendait des jumeaux et parce qu'elle n'était pas mariée. Maitenant... elle déprime... euh pourquoi déjà ???? Ah oui, elle a grossi, elle n'a pas d'autre enfant, les jumeaux sont terribles, elle n'est toujours pas mariée et je ne sais plus quoi encore. En fait, je n'ose plus lui demander comment ça va depuis très longtemps déjà !
Réponse diplomatique :
- Je crois que ça se maintient.
- Et la petite cigale qui vient d'arriver, elle se plaît chez nous ?
Voix off : tellement qu'elle envisage de quitter ERMT avant d'avoir fini sa période d'essai pour rejoindre son copain au Canada. Elle a d'ailleurs été très surprise quand je lui ai dit qu'après tout, c'était à elle de choisir comment vivre sa vie. Comment ça je ne suis pas ERMTiquement correcte ?
Réponse diplomatique :
- Je pense qu'elle a de la ressource.
- Il est bien le nouvel embauché, vous en pensez quoi ?
Voix off : si je suis ici, c'est parce que je me demande s'il est particulièrement mou de la rondelle ou s'il n'en fait pas une de la journée. Pour le moment, c'est loin d'être probant !
Réponse diplomatique :
- On verra bien à l'usage.
- Vous avez choisi quoi comme formation cette année ?
- Premier niveau de chefaplumisme.
- Tiens donc, et pourquoi est-ce que vous n'allez pas aux formations sur les trayeuses comme d'habitude ?
Voix off : parce que j'en ai marre que l'on pense que l'expert d'ERMT est forcément un homme et qu'il est toujours utile de connaître la psychologie de l'adversaire.
Réponse diplomatique :
- Pour m'ouvrir de nouveaux horizons et élargir mes perspectives d'avenir (le tout sans bredouiller et sans rougir : c'est ça l'expérience !).
- Je pense qu'il vaudrait mieux que vous alliez à la formation sur la connaissance personnelle. Ca vous tente que quelqu'un analyse votre moi profond dans les situations de stress au travail ?
Voix off : s'il veut s'en prendre une, qu'il essaie.
Réponse diplomatique :
- C'est que j'ai beaucoup de travail ces temps-ci...
- Au fait Cinderela, est-ce que vous avez des enfants ?
Voix off : pourquoi ? Tu as peur de payer un congé maternité peut-être ???
Réponse diplomatique :
- La voiture sur le bas côté, ce n'est pas un radar ?


Au retour, j'ai maintenu la conversation sur un sujet plus sûr, le rugby. Je n'y connais rien en rugby, mais ce n'est pas grave : je me suis contentée d'aquiescer en souriant niaisement et le big boss à dit à ma cheffe que j'étais une fille intéressante. Soupir...
par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : La gazette des blogs
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Samedi 13 octobre 2007
Je me fais moins bavarde ces temps-ci... eh oui, étant donnée que je me sentais un peu seule, j'ai décidé de prendre de la compagnie et d'adopter à l'insu de mon plein gré une légion de crobes entiers qui me tiennent confinée dans mon appartement alors qu'il fait super beau dehors.
Ndlr : ça ne m'énerve même pas : je suis trop sonnée pour ça.

Ma journée s'est décomposée en 2 phases :
    - la phase après aspirine où j'arrive à me déplacer à peu près sans douleur et à lire d'un oeil glauque ou à tricoter quelques rangs en grignottant du bout des dents les beignets de courgette et les verveines que me prépare Kant en espérant que ça me remette sur pied
    - la phase avant aspirine où je légumise dans mon lit ou sur le canapé et où Chat-Limar vient roucouler des "chat-moi ?" contre mon oreille, me piétiner l'estomac et me tâter le pouls en soulevant une paupière pour vérifier mes réflexes occulaires.
Ndlr : pas moyen d'agoniser tranquille dans cette maison, je n'aurais jamais dû laisser ce chat regarder Dr House.

Bref, j'ai connu mieux comme samedi !
Le collègue fourmi qui m'a gentiment laissé en pension ses crobes avant de partir deux semaines au Miko-Land a intérêt à se laisser congeler sur la banquise, s'il ne veut pas voir de quel aspirine je me chauffe à son retour.
Je n'ai rien contre le fait de me laisser chouchouter à la maison... sauf quand je suis trop mal pour en profiter !

par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : La gazette des blogs
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Mardi 9 octobre 2007
La confiture c'est comme la culture... à moins que ce ne soit l'inverse.
Bref, j'ai découvert un nouveau mot tout à fait par hasard en vérifiant une orthographe dans le dico : 
Cindynique

Ndlr : merci de m'épargner les jeux de mots douteux et de me laisser croire que nous sommes entre gens de bonne compagnie, n'est-il pas.

danger.pngTout d'abord je me suis demandée si la fréquentation assidue des blogs ne me valait pas des hallucinations.
Mais non mais non, c'est un terme qui existe vraiment.

Et ce ne sont pas les talents d'une certaine cigale qui fait le pitre sur OB mais la science des catastrophes (ah mais non, je proteste !!!).

Passez-moi Madame Larousse ou Monsieur Robert, j'ai une réclamation à faire !

Petite précision de Captaine Lili :
"ensemble des sciences et techniques qui étudient les risques, les dangers (naturels, techniques) et leurs préventions"... c'est vachement savant comme mot (on ne dirait pas à l'entendre... oups, pardon !)
par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 29 septembre 2007
Et enfin :
Anne Perry : Mort d'un étranger.
Vous connaissez la série William Monk, détective victorien accompagné de sa femme Hester, infirmière courageuse et féministe avant l'heure ?
Ce volet se passe dans un des quartiers les plus glauques du Londres de la fin du XIXème siècle. Hester s'occupe de porter assistance aux prostituées en détresse tandis que son mari enquête sur une étrange histoire de malversation ferroviaire.
Et ils vont se trouver ainsi tous les deux confrontés au passé de Monk qui est amnésique depuis 6 ans suite à un accident.
Mais chuuuut, je ne vous en dis pas plus pour ne pas gâcher le plaisir !

Et maintenant, je vais enfin m'attaquer au jeu de Cassandrali !
par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : L'écriture dans tous ses états
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