La photo du jour

Introduction

undefinedMais qui c'est cette cigale qui se prend pour une fille ? Ou cette fille qui se prend pour une cigale ? Et cette histoire de fourmis, c'est quoi au juste ?

Bonjour ! Je m'appelle Cinderela, cigale de mon état, et je vis avec mon chat-rançon angora, Chat-Limar, chat politique et chat-teigne certifiés.  Quant aux fourmis mes voisines, mais pas nécessairement mes copines, c'est une longue histoire... lisez plutôt  les derniers articles en ligne ! Ou allez faire un tour chez Les équipières où je coblogue avec les copines.

    Si j'étais un objet je serais un vase à pieds - Pour me déplacer dès que les autres ont le dos tournéundefined
    Si j'étais un animal je serais une cigale - Je chanterais tout l'été et sur les blogs m'amuserais
    Si j'étais un fruit je serais une fraise Tagada - Pour être assortie à mon chat à moi   
    Si j'étais un vêtement je serais une écharpe - Flashy, rigolote et surtout pas tarte
    Si j'étais une couleur je serais orange - Pour briller et embraser tous les coins étranges

 

 
Bienvenue à toi, ami insecte de passage sur ce blog. 
Jeudi 8 novembre 2007
Pour faire plaisir à Enriqueta et à tous les autres, voici ma dernière histoire de la cigale en direct de chez les fourmis.

Ca fait plusieurs jours que je trouve que ça ne sent pas très bon dans mon bureau. Et bizarrement l'odeur a l'air d'augmenter de jours en jours, même si elle fluctue de façon curieuse au cours de la journée.
Donc depuis le début de la semaine : j'aère. Toute la journée. Quelle que soit la température. Au grand dam de mes collburs (collocataires de bureau) qui ont peur d'attrapper la dernière grippe à la mode.

Ah oui, parce que chez les fourmis, on s'est modernisé :
à la laiterie, finis les bureaux individuels façon placards et bonjour aux grands open-spaces à 4 ou 6 personnes.
Il faut être moderne et vivre avec son temps, paraît-il.
Ndlr : Moi j'y vois un avantage certain : quand je n'ai pas envie de bosser, au lieu de parler toute seule dans mon coin, je fais le bazar dans le bureau et du coup il y a 5 autres personnes qui ne travaillent pas. On se sent moins seule...


Et cet après-midi, j'en ai eu marre de cette odeur nauséabonde que je suis visiblement la seule à sentir et je me suis mise à retourner le bureau.
J'ai fouillé partout, j'ai ouvert tous les cartons, inspecté les armoires, vidé les poubelles et autopsié les tiroirs.

Résultat : rien. Nada. Que dalle. Niet. Des nèfles sur toute la ligne.
Pas un seul vieux paquet de gâteaux pleins d'asticots ou un peu de vomi de puceron dans un coin.
Pas de médicament périmé depuis 1923 ni de pomme pourrie.
Pas même un bébé puceron oublié et momifié au fond d'un tiroir. Ni un stagiaire déséché dans une armoire.

Alors que j'émergeais recouverte de poussière d'un coin où j'avais juste trouvé quelques moutons dodus et deux araignées faméliques, le tout parfaitement inodore, un de mes collburs s'est approché de moi.
- Tu cherches quelque chose Cinderela ?
Ndlr : c'était quand même finement analysé, surtout si l'on tient compte du fait que je faisais du remue-ménage au sens propre du terme depuis presque une demi-heure.
- ... je peux peut-être t'aider ?
Je me suis tournée vers lui et Urrgh !!!! Merci mais non merci : je venais de trouver.

Qu'on se le dise : Tant que certains refuseront de renouer avec le confort moderne et l'eau chaude à tous les étages, cette fenêtre restera ouverte !
Beurk...

par Cinderela publié dans : humeur cigalesque communauté : La gazette des blogs
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Mardi 6 novembre 2007
Je cherchais une idée pour répondre au jeu de Cassandrali, les devoirs de vacances afin de se préparer en douceur et avec le sourire à la rentrée, lorsque j'ai reçu un mail d'Enriqueta.
Parmi un tas de choses forts sympathiques, Enriqueta disait ceci dans son mail : "... je me rends compte que tu es l'équipière que je connais le moins. Si longtemps dissimulée derrière sa cigale ..."

Et là pouf ! Soudaine illumination due au télescopage de deux neurones qui m'ont soudain fourni l'étincelle nécessaire à l'écriture de cet article.
Ndlr : pour ceux qui nagent en plein brouillard, ne vous inquiétez pas : moi aussi. Mais on continue à y croire et on va y arriver.

Tout d'abord pour se mettre dans l'ambiance : musique !


05559095.jpg
Je donne donc la parole à celle qui est dissimulée derrière sa cigale et, comme sur la photo, j'en profite pour lever le voile sur tous ces mystères que j'entretiens avec soin depuis un an intriguants.

Premièrement, je dois préciser qu'elle, ou plutôt moi (c'est fou ce qu'on devient schizophrène à force de bloguer) est assez mince : pas facile de se planquer derrière une cigale autrement, parce que je ne sais pas si vous savez mais une cigale ça fait grosso modo 3 cm par 1 cm et c'est pas bien épais !
Passons...

Ensuite, je tiens à préciser que moi ou plutôt elle (je m'y perds à force) a déjà fait un tas de révélations capitales.
Voir par exemple le fameux jeu des pareils. D'accord, c'est Max qui a fait les révélations pour moi, mais il a omis certains détails que je lui avais pourtant précisés. On dirait qu'il ne m'a pas crue lorsque je lui ai dit que mes cheveux étaient vert olive et mes yeux oranges (
ce qui est somme toute tout à fait classique pour une cigale), et pourtant il y a les nombreuses photos de ce blog !
Ndlr : inutile d'essayer de pirater la ouaibcame de mon PC, il n'y en a pas justement !

Quant à la fille qui se cache derrière sa cigale, que fait-elle de ses journées me demanderez-vous ?
Eh bien lorsqu'elle ne travaille pas, elle blogue ou elle ravitaille Chat-Limar en chuchettes à la souris. Ou éventuellement s'il fait beau elle prend l'air. C'est une cigale d'extérieur. Pardon : c'est une femme d'extérieur.
Et dans le temps qu'il lui reste : ELLE DORT ! Ou du moins elle essaie quand le prédateur de couette Chat-Limar lui laisse une petite place.
Je, c'est à dire elle, ou devrais-je dire :
nous sommes une cigale fille moderne qui n'est pas convaincue du bienfondé des contes de fées, pour aller dans le sens de la lettre au syndicat des héros littéraires de Cassandrali.
Je, c'est à dire elle ou nous au choix, est plutôt Eve mais pas franchement pomme. Cendrillon qui conduit elle-même sa citrouille. Ou Blanche-Neige à qui Belle-maman n'a pas intérêt à chercher des noises si elle veut garder toutes ses dents, surtout après une bonne tasse de café.


Hum... je crains que je m'égare encore.
Pour un portrait plus clair, je pense qu'il sera mieux de lire celui qu'Enriqueta a publié sur notre blog en collocation avec les Equipières.

Je crois que je viens de donner à nouveau raison à l'agent K qui me disait la dernière fois où il m'a appelée que j'avais un talent fou pour parler pour ne rien dire.
J'ai pourtant bien l'impression d'en avoir dites, des choses !
par Cinderela publié dans : ateliers d'écriture communauté : BLOGS, en parler ...
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Samedi 3 novembre 2007
Et cette soirée qui peut tout faire changer, rumine Livie. Apolline est-elle amoureuse d’Augustin ? Ira-t-elle le voir pour lui dire ? Est-ce qu’il est amoureux de moi ? Je me demande si je ne me fais pas encore des idées. Jamais je n’oserai lui téléphoner. Et si je lui écris, il va croire que je lui coure après alors que c’est ce que je veux éviter à tout prix. Etc…
« C’est pathétique, décrète fermement Caroline quand sa sœur lui confie ses états d’âme. Je t’emmène voir un film de science-fiction pour te changer un peu les idées. Et fais-moi le plaisir d’arrêter de te faire des nœuds au cerveau pour rien. »

Les vacances de Noël passent très vite, partagées entre les fêtes de famille, le shopping et le choix des tenues de réveillon. Livie n’a pas vraiment le temps de discuter avec sa sœur qui est très prise par Antoine qui est à la fac avec elle. Elle n’appelle pas non plus Augustin.

La semaine de la rentrée arrive. C’est une nouvelle année et Augustin est très occupé à distribuer ses vœux à tout le monde. Livie doit attendre trois jours avant d’avoir droit à un bref « Au fait bonne année » jeté entre deux discussions avec les rares privilégiés invités à la soirée d’Apolline.

Résolution de nouvel an n°1 : ne plus penser à Augustin ; n°2 : ni à un aucun autre garçon, ils n’en valent pas la peine et n°3 : réviser un peu au lieu de se morfondre, ça fait passer le temps.

Livie relit le paragraphe qu’elle a écrit en gros sur deux pages de son cahier. Et s’y tenir, rajoute-t-elle en soupirant.
par Cinderela publié dans : Rêveries & cie (nouvelle) communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 1 novembre 2007
Il est minuit, l'heure du crime... voici la réponse à l'invitation d'OB de publier une histoire d'Halloween en 1433 mots très exactement. Tremblez, simples mortels...

Il est tard ce mercredi soir lorsque Cindy arrive enfin à éteindre son ordinateur.
- Enfin, se dit-elle en s'étirant et en se massant le cou, je vais pouvoir quitter le bureau et rentrer chez moi.
Soudain son téléphone portable se met à vibrer.
- Ah non ! J'ai fini ma journée et je ne suis disponible pour personne !
Un SMS s'affiche sur l'écran.
"Cindy as-tu oublié notre rendez-vous ? Ce soir 19h 3 impasse des soupirs. Déguisement de rigueur."
- Je n'ai pas oublié puisque je n'avais pas rendez-vous, dit Cindy à voix haute en fixant son écran. D'abord, qui êtes-vous monsieur l'inconnu ?
"Je suis l'esprit d'Halloween et tu es désignée pour m'accompagner à cette soirée."
- Et moi Cendrillon, continue Cindy toujours à voix haute. Du moins c'est comme ça que je me sens ce soir.
Elle regarde sa montre et prend ses clés de voiture dans un tiroir.
- Tout cela est très drôle mais on est le 31 octobre et pas le 1er avril donc c'est trop tard pour faire des blagues. Je rentre chez moi prendre un bon bain chaud et regarder une comédie romantique avec mon chat.
"Cindy, tu n'as pas le choix, tu dois m'accompagner ce soir." répond son portable par SMS interposé.
- Même pas en rêve ! soupire la jeune femme en éteignant l'appareil. Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre... Ce truc débloque complètement, il est temps que j'en achète un autre.

Elle éteint les lumières et se dirige en baillant vers la sortie.
Le gardien lui fait un signe de main auquel elle répond par un sourire. Les grilles s'ouvrent et elle démarre doucement dans la petite rue en pente qui lui permet de regagner le centre ville et son appartement.

hallow1.pngSoudain, en passant devant le vieux cimetière, la voiture accélère de son propre chef. Les portières se verrouillent d'elles-même et le véhicule tourne à gauche sur un petit chemin qui s'enfonce vers la campagne.
- Mais qu'est-ce que c'est que ce délire ! s'exclame la conductrice tout en commençant à paniquer et en essayant de ralentir.
Même au point mort et le contact coupé, la voiture continue d'accélérer et s'enfonce de plus en plus vite dans la nuit. La petite route sinueuse est bordée d'arbres morts et seulement éclairée par la lumière blafarde de la lune.
Des hululements de chouette se font entendre à intervalle régulier.

- Je déteste ces sales machins bourrés d'électroniques !!! hurle Cindy tout en essayant d'ouvrir une portière. Arrête-toi tas de ferraille ! Tu m'entends ?
- Inutile de t'énerver, répond une voix spectrale sortant des hauts parleurs de l'autoradio. Je t'ai dit que tu étais mon invitée ce soir.
- Désolée, les rendez-vous avec des inconnus c'est pas mon truc ! s'exclame la jeune femme en cherchant un objet susceptible de lui permettre de casser une vitre.
- En quoi comptes-tu te déguiser, Cindy ?
- ...
- Ce n'est pas très poli de ne pas répondre, reprend la voix au bout de quelques minutes.
- Ma mère m'a toujours interdit de parler aux psychopathes !
- Je suis l'esprit d'Halloween...
- Et moi la fée Clochette version femme active. Ca va durer longtemps ce cirque ?
- Nous sommes arrivés.

Le véhicule s'arrête, la porte s'ouvre et Cindy se retrouve brutalement éjectée devant une maison sinistre dont le portillon est éclairé par deux citrouilles.
Elle se retourne et s'aperçoit que sa voiture s'est transformée en potiron.
Avant qu'elle ne tombe à la renverse de stupeur, une voix croassante se fait entendre à côté d'elle :
- Content de te voir enfin Cindy. Tu es prête ?
- Mais mais... balbutie celle-ci. Qu'est-ce que vous avez fait à mes vêtements ?

Par dessus l'ensemble orange qu'elle portait en sortant du travail, elle a mainten
hallow3.pngant une robe noire avec un corset lacé. En observant son reflet dans une des vitres fêlées de la vieille maison, elle s'aperçoit qu'elle a une grande paire d'ailes dans le dos et un chapeau de sorcière sur la tête.
- Tu m'as dit que tu étais la fée Clochette... je t'ai juste rajouté un chapeau pour que tu sois plus dans le courant vestimentaire d'Halloween. La plume te plaît ? Je trouvais que ça faisait distingué.

- Je rêve, je vais me réveiller dans mon lit avec mon chat ou éventuellement au travail le nez sur mon clavier. Tout ceci n'existe pas et n'est pas réel...
- Au contraire, fait le crapaud en sautant sur l'épaule de Cindy. Tout ceci est on ne peut plus réel. Un petit baiser ? dit-il en approchant son museau de la figure de la jeune femme.
- Je ne sais pas si tu es au courant mon petit père, mais le coup du prince charmant c'est démodé depuis des lustres ! se rebelle Cindy en le balayant de son épaule d'un revers de la main.

Au lieu de tomber sur le sol comme elle s'y attendait, le crapaud reste suspendu dans les airs puis se métamorphose en un spectre argenté.
Il lui prend le bras en grommelant :
- Dire qu'il y a un siècle, ça marchait à tous les coups ! Les jeunes filles ne sont plus ce qu'elles étaient. Il est temps de remettre Charles Perrault au programme scolaire.

Cindy lui emboîte le pas contre son gré. A l'intérieur de la vieille maison, des invités tous plus étranges les uns que les autres sont rassemblés. Alors qu'un squelette lui tend un crâne rempli d'un liquide vert et gluant, son cavalier lui présente obligeamment des toast en forme de citrouille. Elle s'apprête à en saisir un lorsqu'elle s'aperçoit que ce qu'elle a d'abord pris pour des rillettes de saumon se révèlent être des asticots dodus et frémissants.
Elle réprime tant bien que mal un haut le coeur.

Un pendu s'avance sur une estrade :
- Mes amis soyez les bienvenus ! Que tous ici morts ou vivants, esprits ou vampires, gorgonnes ou méduses oublient leurs soucis le temps de cette soirée. Fraternisons et amusons-nous ensemble ce soir, tant que l'espace et le temps sont favorables à notre rencontre.

En regardant autour d'elle, elle aperçoit un autre humain terrifié au bras d'une séduisante vampire qui le dévore littéralement des yeux.
- Tu danses très chère ? lui demande son cavalier alors que l'organiste attaque la marche funèbre.
- Non sans façon, je dois me lever tôt demain et je ne vais pas faire de vieux os ici...
- Comme nous tous sur cette terre ! approuve un squelette grimaçant.
Cindy s'éloigne prudemment et se cogne contre un immense vampire qui l'enveloppe dans les plis de sa cape.
- Restez avec moi ma douce amie et je vous ferez découvrir les délices de la vie éternelle. Mon cercueil est douillet et je vous y ferai une petite place avec le plus grand plaisir.
- Merci mais non merci... j'ai promis la prochaine valse à ce monsieur et je ne voudrais pas le décevoir, répond Cindy en rejoignant précipitamment son spectre attitré.
- Une autre boisson ? lui demande celui-ci en lui tendant un nouveau crâne.
- Vous n'auriez pas quelque chose de plus conventionnel ? Du champagne par exemple si ce n'est pas trop abuser...
- CHAMPAGNE ! s'exclame le spectre en claquant dans les mains.
Un homme en costume du XVIème siècle paraît alors sortir de terre, un plateau avec une coupe en cristal sculpté au bout d'un bras et sa tête coupée sous l'autre.

Cindy commence à se sentir vraiment oppressée. Malgré ou à cause du champagne, tous les visages autour d'elle lui semblent de plus en plus effrayants.
Le bruit de l'orgue emplit tout l'espace et résonne à l'intérieur de sa poitrine contre ses côtes. La lumière vacillante des bougies projette des ombres effrayantes sur les murs. Une humidité glaciale semble sourdre du sol de terre battue.

Il y a ce Madison dansé avec une compagnie de squelettes faisant des claquettes puis un tango flamboyant avec le vampire qui décidément en pince pour elle. Elle évite de justesse un slow avec un être mi bouc mi homme. Le spectre qui l'a invitée danse la valse à la perfection, mais ceci ne fait qu'ajouter au vertige qui s'est emparé d'elle.
Tout tourne de plus en plus vite et de plus en plus fort. Les noirs et les oranges se mélangent jusqu'à se confondre.

Soudain les 12 coups de minuit résonnent. Le spectre l'embrasse délicatement sur la joue.
- On se revoit l'année prochaine Cindy ?

********

avat-fete.jpgCindy s'assoit brusquement dans son lit en poussant un cri. Le mouvement a fait tomber son chat par terre et il proteste en miaulant faiblement.
- Je suis désolée, dit-elle dès que les battements de son coeur se calment et qu'elle a retrouvé une respiration normale. J'ai fait un rêve complètement idiot...
Elle allume la lumière. Et son coeur se décroche dans sa poitrine. Sur la commode en face d'elle sont posés un chapeau de sorcière avec une plume. Ainsi qu'une lourde coupe en cristal sculpté.
par Cinderela publié dans : ateliers d'écriture communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 1 novembre 2007
Le dernier vendredi avant les vacances, les cours des premières sont annulés et Livie et sa classe s’installent au CDI pour attendre l’heure de quitter le lycée. En arrivant, Livie remarque Augustin qui fait le pitre sur un banc en déclamant « Ici c’est moi qui commande, vous êtes tous mes fidèles serviteurs !
- Serviteurs, tu rêves, décrète Livie qui l’attrape par un bras et entreprend de le faire redescendre sur terre.
- Vous allez voir qui commande ici mademoiselle » rétorque Augustin en se laissant tomber à côté d’elle. Il se baisse, l’attrape par la taille et les genoux et la soulève dans ses bras.
Livie est persuadée qu’il va la lâcher au bout de deux mètres et elle commence à paniquer quand elle comprend qu’ils se dirigent vers l’escalier du hall. Augustin traverse le hall sous les moqueries des élèves présents et commence à descendre tant bien que mal vers la cour avec son récalcitrant fardeau.
Lorsqu’il la dépose, furieuse, elle l’apostrophe :
« Avant de te prendre pour Rhett Butler, il faudrait faire un peu de muscu, gringalet, va !
- Tu es jolie quand tu es en colère, Livie-Scarlett. Il faut que j’y aille, n’oublie pas de m’appeler pendant les vacances. »
Et il s’en va en roulant des mécaniques, ou tout du moins en essayant car sa musculature est quasi inexistante. Livie reste sur place, rouge et échevelée, à subir les moqueries de ses copains.

Livie est enfin en vacances depuis deux jours. Quinze grands jours pour faire tout ce qui lui chante, sans vois son lycée ni Augustin. Le bonheur. Enfin presque.
Parce qu’en fait, elle aimerait bien voir Augustin pour avoir une discussion entre « 4-z-yeux » avec lui, même si elle ignore s’il en sortirait quelque chose. Ce qui la contrarie vraiment, c’est la soirée du 31 décembre chez Apolline. Elle ne peut s’empêcher d’y penser et ça l’énerve.
A chaque fois qu’elle repense à Apolline débitant des basses flatteries à Augustin pour le convaincre de venir, sa tension monte. Livie aimerait bien savoir à quoi s’en tenir, rien qu’une toute petite fois.

par Cinderela publié dans : Rêveries & cie (nouvelle) communauté : L'écriture dans tous ses états
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